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Centre opérationnel Atlantique de Rio Tinto

10 ans à diriger l’ensemble des opérations aluminium

Le 21 mai 2025 — Modifié à 15 h 47 min
Par Sara-Léa Bouchard - Journaliste

Situé à l’édifice administratif du Complexe Jonquière, le Centre opérationnel Atlantique (COA) de Rio Tinto soutient en temps réel et en continu, depuis 10 ans, l’ensemble des opérations aluminium de l’Islande jusqu’à Kitimat à partir du Saguenay-Lac-Saint-Jean. Pour l’occasion, les médias régionaux ont pu visiter exclusivement les lieux, mercredi. 

« Il s’agit d’un actif extrêmement important pour Rio Tinto, parce que depuis sa venue et son évolution au cours des 10 dernières années, le Centre a réellement transformé la façon dont on opère nos usines. Aujourd’hui, ce sont plus de 35 experts et plus d’une trentaine de partenaires externes qui, à tous les jours, analysent 350 millions de données, offrant au site un support et une vigie 24 heures sur 24, sept jours sur sept », mentionne le directeur général des services techniques pour les Opérations Atlantique de Rio Tinto Aluminium, Alexandre Perron.  

Avec des outils à la fine pointe de la technologie, il s’agit d’un modèle de gestion innovant qui a permis à la multinationale d’améliorer ses performances opérationnelles et environnementales, tout en renforçant la sécurité des opérations. M. Perron revient plus concrètement sur les données qui y sont examinées.  

« On a beaucoup investi dans l’électrolyse, puisque c’est le cœur de nos opérations. Par exemple, ici à toutes les secondes, les signaux de cuve font leur entrée et seront analysées pour voir s’il n’y a des anomalies. Et s’il y en a qui n’ont pas été perçu par l’usine, c’est là qu’il va y avoir une correspondance pour s’assurer de prendre la perspective et que nos analystes appellent les opérateurs pour diagnostiquer le problème, puis prendre action », précise-t-il.  

En cas d’urgence et pour des raisons de santé et sécurité, un opérateur se trouve toujours sur le terrain afin d’évaluer l’ensemble des risques. Le Centre peut aussi traiter les anomalies automatiquement, permet une boucle directe à l’opérateur grâce à des messages textes et peut s’impliquer directement dans une opération pour sauver une cuve. 

Les efforts du COA ont permis à Rio Tinto Aluminium de baisser de 75% le nombre de pertes de cuves dûes à des anomalies, baissant jusqu’à une cinquantaine de cuves par année dans tout le réseau. Rappelons que seulement dans leur usine à Jonquière, RTA possède plus de 2 000 cuves. 

Des défis à prévoir  

Alexandre Perron dénote que certaines embûches sont à prévoir dans l’avenir, et en fait état plus précisément.  

« Au cours des prochaines années, le principal défi qui nous attend va être de raccorder notre centre de conduite du réseau d’Alma, en énergie électrique, mais également d’investir beaucoup au niveau de nos effluents. » 

L’an prochain, le 100e anniversaire de Rio Tinto sera célébré. À travers la région, c’est plus de 1,2 millions de tonnes d’aluminium qui est produit, représentant près de 50% de l’aluminium primaire émis par la multinationale.  

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