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Rémunération des stages

Les élus régionaux interpellés et une pétition de plus de 1300 signatures

Sara-Léa Bouchard
Le 12 mai 2025 — Modifié à 15 h 12 min
Par Sara-Léa Bouchard - Journaliste

Les étudiants en ont assez des stages non rémunérés. Après avoir tenu trois points de presse au Saguenay-Lac-Saint-Jean, et en ayant maintenant en main une pétition de plus de 1300 signataires à l’échelle régionale, les Associations étudiantes martèlent l’urgence d’agir dans ce dossier.   

En effet, des représentants des associations étudiantes des Cégeps de Chicoutimi, de Jonquière, du Collège d’Alma, de l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC), de la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ) et de l’Union étudiante du Québec (UEC) ont uni leurs voix lundi matin devant les bureaux de la ministre responsable de la région, Andrée Laforest. Elles pressent notamment le gouvernement caquiste de revenir sur sa décision et ainsi aider les étudiants à se sortir de la précarité.  

« Quand des stagiaires travaillent jusqu’à 40 heures par semaine pour soutenir nos services publics, ce n’est pas un luxe de les rémunérer, c’est la moindre des choses. On ne peut pas, d’un côté, reconnaître qu’ils comblent des manques criants sur le terrain, et de l’autre, les laisser sans aucun soutien financier. La ministre a reculé sur ses propres engagements, et maintenant, on demande aux députés de la région de ne pas rester silencieux », a mentionné le vice-président de la FECQ, Jacob Parisée.  

M. Parisée ajoute que la situation s’est alourdie avec l’abolition du programme des bourses Perspective Québec, qui offrait 9 000$ pour certains programmes techniques et jusqu’à 20 000$ pour certains baccalauréats, principalement dans les domaines où les stages sont non rémunérés. Le gouvernement a ainsi retiré plus de 250 millions de dollars d’aide financière par année, sans proposer de réinvestissement. 

« Un obstacle à la scolarité » 

Pour la coordonnatrice aux affaires externes de l’Association Générale des Étudiantes et des Étudiants du Cégep de Chicoutimi (AGEECC), Marilou Lévesque, les stages non rémunérés représentent de véritables obstacles à la réussite scolaire.  

« Pour un étudiant en ce moment, être un stagiaire est un obstacle à sa scolarité. Être stagiaire correspond à se placer dans une situation de précarité, dans une situation financière accrue sinon pas indécente », souligne-t-elle.  

Les étudiants déplorent les décisions dites « incompréhensives » prises par le gouvernement caquiste.  

Ils réitèrent que deux motions pour la rémunération des stages, pourtant adoptées à l’unanimité à l’Assemblée nationale en 2023, avaient été rejetées en 2024.  

Il y a deux semaines, tout espoir s’est envolé après que la ministre de l’Enseignement supérieur, Pascale Déry, ait confirmé qu’elle n’irait pas de l’avant avec la rémunération des stages dans la fonction publique, même si elle et son collègue Bernard Drainville avaient ouvert la porte à cette possibilité à l’automne.  

Des compressions historiques se préparent aussi dans le réseau collégial, et les répercussions sont inévitables. La Presse évoque que dès la prochaine rentrée, les étudiants pourraient avoir accès à moins de services, ce qui n’aidera pas à faire avancer leurs revendications actuelles.   

Les femmes désavantagées  

La présidente de l’UEQ, Flora Dommanget, admet que le gouvernement a un devoir à faire, les femmes étant d’autant plus désavantagées dans tout ça.   

« En ce moment, ce qu’on constate, c’est que les stages non rémunérés sont majoritairement dans les domaines publics. On demande donc au gouvernement de prendre ses responsabilités et de donner son soutien à ces populations. On remarque également que c’est beaucoup des domaines à prédominance féminine, donc nous avons des questions à ce niveau-là. On veut savoir ce qui se passe », soutient-elle.  

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