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Des projets de logements qui suscitent la discorde   

Sara-Léa Bouchard
Le 12 juillet 2024 — Modifié à 09 h 35 min
Par Sara-Léa Bouchard - Journaliste

Le projet de construction d’un immeuble de 100 logements à Saguenay (par la Fondation Luc Maurice) et celui de 24 logements abordables (en partenariat avec l’OMH) ont suscité beaucoup de questionnements et de discorde lors de la séance du conseil de ville de Saguenay.  

  La mairesse de Saguenay, Julie Dufour, a adressé le sujet des 10 projets immobiliers au Québec de la Fondation Luc Maurice qui consiste en la construction d’un complexe immobilier de 100 logements dédiés aux retraités à faibles revenus. Pour l’instant, un tel projet ne verra pas le jour sur le territoire, principalement en raison des délais trop serrés avec lesquels Saguenay devait jongler pour y arriver. 

« C’est un programme qui a été lancé lorsque tout le monde était dans leur PTI et leur budget, et on avait seulement quelques semaines pour répondre. À ce que j’ai cru comprendre aussi, il y aurait un deuxième appel de projets qui pourrait être lancé. On ne s’est rien fait voler. Est-ce qu’on était là administrativement, pas pantoute, mais est-ce qu’on va se rendre là, tout à fait. »

La mairesse assure que ce n’est pas parce qu’il n’y a pas de terrains disponibles à Saguenay, mais parce qu’ils ne sont pas nécessairement prêts à accueillir le projet Mission Unitaînés. Ceux-ci doivent notamment être décontaminés, ce qui n’est pas le cas actuellement. La mairesse a ajouté que « jusqu’à présent, à peine quatre villes ont été capables de répondre aux conditions de la Fondation Luc Maurice ». 

Jean-Marc Crevier s’est dit déçu de la tournure des événements, lui qui aurait aimé que le dossier soit vu comme une « crise », en spécifiant que l’OMH n’avait pas été informé du projet. Il pense qu’une concertation d’urgence aurait pu être effectuée pour trouver un terrain.  

Chicoutimi-Nord contre La Baie  

La construction de 24 logements abordables a échauffé les esprits entre les conseillers municipaux de La Baie et de Chicoutimi. Certains ont exprimé une grande déception quant au choix du terrain, qui s’est arrêté sur celui de Saint-Marc dans l’arrondissement baieriverain. C’est le cas de Serge Gaudreault, de Mireille Jean et de Michel Tremblay, qui se sont montrés insatisfaits à la suite du transfert du projet de leur district vers La Baie.  

Le président de l’arrondissement La Baie, Raynald Simard, s’est exclamé sur la réaction de ses collègues, qu’il n’a pas trouvé juste. 

« Je suis vraiment déçu de certains de mes collègues, on dirait qu’ils nous donnent un prix de consolation. On dirait qu’à La Baie, on n’a pas le droit de vivre ! Pensez-vous que ce terrain-là, on ne l’a pas travaillé depuis le début du mandat ? » conclut-il.  

Le temps presse de prendre une décision pour la Ville, alors que le terrain initialement ciblé à Chicoutimi-Nord a des problèmes de sol.  

 

 

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