Lundi, 26 février 2024

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La réunion du conseil municipal a encore une fois été houleuse à Saguenay

« On a l’air à des tarés », déplore Carl Dufour

Jean-François Desbiens
Le 06 février 2024 — Modifié à 17 h 22 min le 06 février 2024
Par Jean-François Desbiens - Journaliste

« On a l’air à des tarés », déplore Carl Dufour

Les Saguenéens ont de nouveau eu droit à une réunion houleuse du conseil municipal avec des prises de bec entre élus ce mardi. À un point tel que selon Carl Dufour, lui et ses collègues « ont l’air à des tarés ».

Il n’a fallu qu’une dizaine de minutes après le début de la séance pour que les divergences éclatent encore une fois et que le ton monte.

Le conseiller Serge Gaudreault a mis le feu aux poudres en revenant sur le refus de la ville de déneiger le chemin Nil-Jean.

« Je ne suis pas capable d’avoir 4 000 $ pour aider mes citoyens dans mon district quand c’est pour le déneigement d’un kilomètre et on va le faire pour 2,4 km sur le chemin Fillion à Shipshaw. Au dernier conseil, j’ai demandé que ce soit équitable pour tout le monde. J’aimerais ça savoir pourquoi les travaux publics vont payer pour un chemin privé dans votre district, Madame la mairesse. »

Julie Dufour n’a pas apprécié.

« Insinuer que des gens ont du déneigement parce que je reste à Shipshaw, je trouve ça de bas étage. Les recommandations des travaux publics, le travail des fonctionnaires et les critères pour déneiger ne sont pas associés à un nom. Le fait que je demeure à Shipshaw ou pas ne change absolument rien. »

Serge Gaudreault a insisté pour répliquer, interrompant la mairesse de Saguenay jusqu’à ce qu’elle dise qu’elle en avait assez.

Manque de politesse

« Votre ton manque de politesse, a lancé Julie Dufour. Vous portez des accusations injustifiées et vous avez eu des explications du directeur général. Je demande un minimum de respect et de bienséance. Ce sont des gens qui se sont conformés aux critères des travaux publics. »

Malgré cela, le conseiller est revenu à la charge un peu plus tard pour commenter après des questions d’un résident du chemin Nil-Jean. Il s’est fait dire d’attendre, mais ne l’a pas digéré.

« J’ai le droit de parole quand un de mes citoyens est là. Je vais faire une plainte à la commission municipale. »

Carl Dufour a alors soulevé un point d’ordre en s’adressant à son collègue de Chicoutimi-Nord.

« La mairesse préside l’assemblée et donne le droit de parole. C’est comme ça que ça fonctionne et vous devez respecter ça. Je vais reprendre l’expression du doc Mailloux. On a l’air à des tarés. On a des séances avec des interventions qui ne respectent pas la procédure. »

Kevin Armstrong s’est aussi porté à la défense de Julie Dufour.

« Quand un citoyen a relaté le fait que la mairesse a été traitée d’épaisse par Jean-Marc Crevier, Serge Gaudreault est parti à rire. Ce n’est pas drôle de se faire traiter d’épaisse. J’aimerais que ça cesse et qu’on puisse travailler pour notre ville. Je ne vois plus les intérêts municipaux derrière plusieurs agissements. C’est à répétition et il faut que ça cesse. Si des gens veulent la tête de la mairesse, qu’ils le disent. Mais je ne pense pas que c’est notre travail. »

Michel Thiffault s’est dit du même avis et en faisant une analogie avec le sport, il a proposé une rencontre à huis clos entre tous les élus pour en finir une fois pour toutes.

« Il faut vraiment que ça cesse. Quand il y a une chicane dans une équipe, ils règlent ça dans la chambre de joueurs, pas publiquement devant les médias. Ce qui se passe depuis 7 mois, il faut arrêter ça. Réglons notre problème entre nous dans le vestiaire, dans votre cabinet. Ça commencera à 6 heures le matin et ça finira à minuit s’il le faut, mais il faut régler nos bébittes. »

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