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Travailler entre ciel et terre, la spécialité d’Horizon Vertical

Jean-François Desbiens
Le 03 mai 2023 — Modifié à 09 h 47 min le 03 mai 2023
Par Jean-François Desbiens - Journaliste

Travailler entre ciel et terre, la spécialité d’Horizon Vertical

Parce que l’impossible est dans ses cordes, une entreprise de Chicoutimi-Nord repousse constamment les limites. Horizon Vertical s’est démarqué au Québec en effectuant des travaux d’inspection, d’entretien ou de maintenance en hauteur avec des harnais dans des conditions d’accès difficiles ou des espaces clos.

La compagnie, qui offre aussi de la formation pour les pompiers ou les secouristes avec ses propres équipements, a réalisé plusieurs contrats d’envergure. Elle est d’ailleurs en nomination dans la catégorie Construction pour le Gala des Dubuc qui aura lieu ce jeudi 4 mai.

Fondée en 1992 par Joël Tremblay, un passionné d’escalade, l’entreprise a d’abord offert des cours pour grimper. Elle a ensuite voulu répondre aux besoins de la clientèle industrielle et des donneurs d’ouvrages en ingénierie grâce à son expertise en progression sur cordes.

« Aujourd’hui, on est principalement dans l’industriel. On fait l’inspection, on trouve les problèmes et on effectue le travail nécessaire. Ça permet de limiter le temps d’intervention quand il y a un accès limité. »

Joel Tremblay donne en exemple un contrat pour le Manoir Richelieu.

« Ils étaient censés faire le travail avec une grue, mais le manoir aurait dû être confiné et arrêter toutes ses activités. On a proposé un autre moyen parce qu’on avait accès au toit avec nos cordes. C’était moins invasif et ça permettait d’avoir une cohabitation avec la clientèle. On n’a pas tout bloqué. On a fait les travaux durant les mois les plus tranquilles. C’était un avantage. »

Pont de Québec

Les hommes-araignées d’Horizon Vertical se sont également illustrés sur le pont de Québec.

« C’est un contrat qui nous a donné beaucoup de crédibilité. Le CN nous a demandé en 1998 de faire l’inspection de toutes les membrures qui étaient le plus inaccessibles. Pendant que les employés du CN examinaient le dessous du tablier, nous on était en suspension pour faire toutes les colonnes verticales et diagonales de haut en bas. Et on a refait cette inspection en 2010. »

Dans la région, l’ancienne usine de fabrication de panneaux MDF à La Baie a également fait appel à leurs services, puis Hydro-Québec et Rio Tinto entre autres.

Il faut bien sûr être en grande forme pour travailler ainsi en hauteur et ce n’est pas sans risques. Joël Tremblay admet qu’il y a déjà eu des incidents, mais aucun accident grave.

« On analyse tous les tenants et aboutissements avant de grimper. On contrôle les risques et on s’assure que tout est sécuritaire. Ce n’est pas écrit sur la roche qu’elle va tomber quand on est à côté. On essaie de tout calculer pour éviter que ça arrive grâce à notre expérience. »

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