Dimanche, 16 juin 2024

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Ça roule pour Gendron Bicycles depuis plus de 70 ans

Jean-François Desbiens
Le 01 mai 2023 — Modifié à 09 h 18 min le 01 mai 2023
Par Jean-François Desbiens - Journaliste

Depuis plus de 70 ans, une petite boutique de la rue Price à Chicoutimi, spécialisée dans la vente et la réparation de vélos, tient tête aux gros détaillants. Gendron Bicycles n’a jamais changé d’adresse et une visite des lieux a permis de constater que sa clientèle est encore au rendez-vous.

Alors que la saison commence, un père patientait pendant qu’un employé réparait le vélo de son jeune enfant. Et des clients qui désiraient changer de modèle s’informaient au comptoir.

Le commerce qui a ouvert ses portes en 1950 est aujourd’hui dirigé par le petit-fils de son fondateur, David Gendron. Plusieurs facteurs expliquent cette longévité selon lui.

« Le vélo a toujours été très présent dans la vie des gens, de l’enfance à l’âge adulte, comme moyen de déplacement et comme sport aussi. Durant les dernières années, le vélo a également été de plus en plus valorisé. Sa pratique s’est structurée et organisée. Il y a des pistes cyclables, des clubs et des compétitions. La qualité du produit s’est aussi améliorée constamment. »

David Gendron souligne que son entreprise a également développé une bonne proximité avec sa clientèle, grâce à un service personnalisé.

« Avec l’expertise qu’on a, on est en mesure d’accompagner les gens selon leur choix, leurs besoins, leur grandeur, leur budget et d’assurer un suivi. Ça nous favorise. La qualité du service est au cœur de l’expérience chez nous. Ça prend des connaissances et il faut être à l’écoute pour assurer un bon service. Il y a des ajustements de précision technique primordiale à faire pour la bonne utilisation d’une bicyclette. »

Gendron Bicycles se targue aujourd’hui de pouvoir offrir pas loin de 500 modèles de vélos de route, de montagne, des hybrides et des fatbikes. Ce sont cependant les vélos électriques qui sont les plus en demande cette saison.

Une clientèle qui s’élargit

« C’est vraiment ce qui est le plus populaire. D’année en année, j’observe que la clientèle s’élargit. Il y a 10 ans, les gens qui s’intéressaient à ces vélos étaient en perte d’autonomie, avec des handicaps ou très âgés. Maintenant, on s’adresse à des clientèles de plus en plus jeunes et plus variées. Ce sont des travailleurs à vélo, d’autres qui veulent vivre quelque chose de comparable à l’intensité entre la moto et le vélo. Ce sont également des personnes qui commencent à voir leurs capacités diminuer, mais qui veulent continuer à faire du vélo en mode électrique. »

David Gendron invite cependant les acheteurs à être prudents.

« Il y en a pour tous les prix. Je vois passer des merveilles et des choses déplorables. Moi, ce que je mets en valeur, c’est que le vélo doit être fait pour durer et s’il y a des problèmes, il faut qu’on puisse les régler. Il faut être capable d’avoir les pièces, mais pour le moment, c’est très compartimenté. Il n’y a pas de compatibilité ou très peu entre les marques en ce qui concerne les modules électriques, les batteries, les contrôleurs et les moteurs. Ça pose des problèmes. Un néophyte peut croire qu’un vélo électrique à 1000 $ va livrer la marchandise. Moi, j’estime que pour un bon vélo électrique, il faut débourser au moins 3000 $. »

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