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Questions et réponses avec Sonia Côté

Jean-François Desbiens
Le 18 avril 2023 — Modifié à 08 h 34 min le 18 avril 2023
Par Jean-François Desbiens - Journaliste

Questions et réponses avec Sonia Côté

Le Réveil vous propose à nouveau une entrevue avec une personnalité de la région. L’idée est d’aller un peu plus loin de ce qu’on connaît de cette personne. Cette semaine, place à Sonia Côté, coordonnatrice de Loge m’entraide

Votre organisme, qui défend les droits des locataires à faibles revenus et qui milite pour le logement social, souligne cette année ses 25 ans d’existence.  Vous étiez là dès le début. Comment tout a commencé pour vous?

Je m’en souviens très bien parce que quand j’ai commencé à travailler, c’était dans ma chambre en avril 1998. On n’avait pas de local et tout était à bâtir. Notre regroupement national, le FRAPRU, avait demandé à des intervenants de la région s’il y avait un besoin. Il y en avait un. J’ai passé une entrevue et j’ai été engagée, même si à mon avis ça ne s’était pas très bien passé, parce j’étais très motivée.

Quelle formation avez-vous et quel a été votre parcours?

Je suis intervenante sociale. J’ai étudié au Cégep de Jonquière puis j’ai occupé plusieurs emplois. J’ai notamment travaillé en santé mentale, en réinsertion sociale, dans un centre de femmes et aussi au CAVAC, le Centre d’aide aux victimes d’actes criminels. Quand j’ai vu passé l’offre de contrat pour Loge m’entraide, je me suis dit que c’était pour moi. Aider les personnes dans le besoin, ça m’a interpellé. Des problèmes de logements et de pauvreté, j’en ai vécu personnellement. J’ai vu de la moisissure et de l’insalubrité. Ça n’a pas toujours été facile et j’ai connu l’aide sociale au début. Avant mes études, je voulais aller en théologie, mais il fallait faire de l’université. Je suis allée voir un orienteur et j’ai passé un test. Il m’a recommandé trois choix, soit les forces armées, le travail social ou devenir religieuse. Quand je regarde aujourd’hui, on fait un peu les trois. On combat, on revendique et on lutte pour obtenir des droits.

Vous êtes reconnue pour être persévérante. Vous ne baissez jamais les bras?

Moi, quand je frappe un obstacle, ça dure 48 heures. Le temps de me remonter pis après, on continue le combat. Même sans espoir, la lutte est un espoir. Il faut continuer. Je ne baisse pas les bras. Au contraire, je les lève plus haut quand les obstacles arrivent. Il faut se tenir debout et être au service de la cause, penser à la collectivité. Ce qui est important, ce sont les ménages locataires à faibles revenus qu’on défend. C’est pour eux que je suis là, pour arriver à leur donner un toit en toute dignité.

Le 13 avril dernier, vous avez organisé un rassemblement de vos militants pour souligner les 25 ans de votre organisme. Vous avez rappelé que plus de 16 000 locataires ont interpellé Loge m’entraide depuis ses débuts pour différents problèmes et que vous avez fondé 4 coopératives d’habitation. Vous vous battez encore pour en fonder une autre à Kénogami. C’était important pour vous?

Oui, parce qu’on voulait mettre en valeur nos membres qui font la force de notre organisme. Qu’ils soient donateurs, militants, bénévoles ou membres d’un comité, ils sont tous importants. On voulait remercier toutes les personnes qui appuient notre mission sous différentes formes et souligner l’implication exceptionnelle de certains militants. Ce sont eux qui sont sur le champ de bataille. Il faut du courage pour prendre une pancarte, revendiquer et manifester. C’était important pour refaire le plein d‘énergie et continuer notre mission.

 

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