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Des motoneigistes de moins en moins courtois

Jean-Philippe Tremblay
Le 31 mars 2023 — Modifié à 17 h 13 min le 31 mars 2023
Par Jean-Philippe Tremblay - Journaliste

Des motoneigistes de moins en moins courtois

Les règles élémentaires de respect et de courtoisie dans les sentiers se perdent. Le club Caribou-Conscrits constate une augmentation des cas de violation des règles en vigueur sur le territoire et une hausse des cas d’infraction au code de la sécurité routière ou sur la Loi sur les véhicules hors route.

Les bénévoles et les employés du club de motoneige, déjà dépassés par les saisons de plus en plus prenantes, doivent maintenant composer avec des motoneigistes de plus en plus récalcitrants. Parmi les délits, on compte des machines modifiées illégalement, le non-respect des terres privées ou encore un manque de civisme envers les bénévoles. Ces éléments font partie des raisons qui poussent le club à remettre en question la continuité de ses activités.

Le club mentionne que les infractions au code de la sécurité routière ou sur la Loi sur les véhicules hors route sont de plus en plus fréquentes.

« Pendant une intervention cet hiver sur les Monts-Valins, je faisais du contrôle et sur 20 motoneiges contrôlées, il y en avait 6 de complètement illégales. La mode présentement, c’est de ne mettre aucune identification sur les machines, pas de plaque d’immatriculation », mentionne un bénévole du club.

Les motoneigistes délinquants sont difficiles à gérer pour le club. Les propriétaires de terres qui accordent des droits de passage s’impatientent envers ceux qui ne respectent pas la signalisation et les zones dédiées pour circuler. Ces derniers restreignent donc l’accès à leur terre pour les années suivantes ou demandent des compensations supérieures pour les droits de passage.

Pour la saison 2022-2023, c’est plus de 50 000 $ qui ont dû être consacrés aux droits de passage. Avec un budget déjà restreint, c’est un montant qui ne pourra pas servir à l’entretien des pistes, par exemple.

Civisme

Le manque de civisme est aussi en hausse.

« Ça arrive souvent qu’on se fasse envoyer le doigt. Ça chiale que les pistes ne sont pas belles, mais le monde ne sait pas qu’on peut avoir des surfaceuses de brisées, qu’on fait avec des budgets réduits, qu’on a des problèmes techniques ou autres. Il arrive même qu’on se fasse menacer, parfois. Ce n’est pas drôle, c’est du bénévolat qu’on fait, on travaille pour eux autres, » soutient un bénévole de Caribou-Conscrits.

Ce sont les bénévoles et employés qui tiennent l’industrie à bout de bras, fait-on valoir, et le désenchantement de ces derniers pourrait venir à mettre en péril les prochaines saisons pour l’organisme.

 

 

 

 

 

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