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Du patin à la radio, la nouvelle vie de Marianne Saint-Gelais

Jean-François Desbiens
Le 03 février 2023 — Modifié à 09 h 02 min le 03 février 2023
Par Jean-François Desbiens - Journaliste

Du patin à la radio, la nouvelle vie de Marianne Saint-Gelais

Marianne St-Gelais aime beaucoup sa nouvelle vie de coanimatrice de l’émission du matin à Rythme 98,3 Saguenay depuis qu’elle a pris sa retraite du patinage de vitesse.

« J’adore faire de la radio », lance la médaillée olympique, consciente de la chance qu’elle a de pouvoir en faire dans sa région natale.

« J’ai beaucoup de plaisir à accompagner les auditeurs et les informer dans leur réveil. C’est un beau mandat. J’ai commencé en septembre dernier. J’ai rapidement aimé ça, mais j’apprends encore. Outre le fait de pratiquer un métier que je ne connaissais pratiquement pas, j’ai aussi dû me familiariser avec de nouveaux collègues et je dois me lever très tôt. Par chance, je suis bien entourée et je demeure assez proche de la station, dans un appartement à Arvida. Mais je repousse la sonnerie du cadran parfois! »

Ce qu’elle apprécie vraiment, c’est la proximité que permet ce média.

« J’ai l’impression d’être encore plus proche des gens. Il y a une proximité qui se crée quand je rentre en studio. Les gens m’écoutent et me suivent. C’est un choix écouter la radio. Si tu n’aimes pas ou que tu n’as pas envie d’entendre les chansons que je te joue, tu vas changer de poste. Donc les gens qui t’écoutent, c’est parce qu’ils apprécient ce que tu fais. Je trouve ce lien-là vraiment agréable. On le sent à travers nos interventions. »

Marianne St-Gelais, bien connue pour ne pas avoir la langue dans sa poche, est-elle aussi rapide dans ses interventions que sur ses patins? La principale intéressée se trouve encore un peu lente parfois, quand elle se compare à ses collègues expérimentés.

Sortir de sa zone de confort

« J’ai de la répartie, mais à la radio, c’est vraiment à un autre niveau. On est parfois appelé à réagir très rapidement. Ça me sort de ma zone de confort, parce que durant ma vie d’athlète, tout était planifié. À la radio, on ne sait jamais. Nos entrevues sont parfois décalées ou quelque chose ne fonctionne pas. Tu es toujours en train de t’ajuster à ce qui va se passer. Je dois m’adapter. »

La nouvelle animatrice de radio ne se gêne évidemment pas pour parler de sports à l’occasion, mais elle ne souhaite plus entraîner de jeunes patineurs comme elle le faisait à Montréal. Quand elle est arrivée au Saguenay, le club de patinage de vitesse de Chicoutimi l’avait approché dans ce sens.

« Ce n’est pas quelque chose que je veux faire pour le moment. Par contre, je resterai toujours disponible pour ce club, parce que j’ai patiné pendant des années au Centre Georges-Vézina. Je leur ai proposé de contribuer d’une manière différente, en donnant des conférences, en allant dans des écoles ou même sur la glace avec des jeunes pour faire des ateliers. Demander, c’est parfois un peu gênant. J’espère que dans ce cas-ci, ils ne seront pas gênés de le faire. »

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