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CKAJ : capable de se virer sur un dix cents

Denis Hudon
Le 06 septembre 2022 — Modifié à 20 h 40 min le 06 septembre 2022
Par Denis Hudon - Journaliste de l'Initiative de journalisme local

CKAJ : capable de se virer sur un dix cents

Si les innovations technologiques ont transformé le monde des médias, la mission de la radio, elle, n’a pas vraiment changé. Pour Robert Banford, directeur général de la station CKAJ FM 92,5, la philosophie de la station saguenéenne demeure la même : plaire au plus large public possible.

« On est là aussi pour se différencier des autres radios, offrir une programmation originale avec notre propre identité », poursuit Robert Banford.

Pour lui, la radio communautaire a l’avantage d’être entièrement autonome.

« Toutes les décisions sont prises par l’équipe, ici même. On peut se virer sur un 10 cents. Nos décisions ne sont pas influencées par des intérêts extérieurs. On décide en équipe et on assume nos choix », fait valoir le directeur général. D’où le slogan de la station : 100 % régional.

Robert Banford sait de quoi il parle, lui dont la carrière radiophonique s’étend sur plusieurs décennies.

Il qualifie la santé financière de l’entreprise de très bonne. Le nombre d’employés a triplé en cinq ans pour atteindre la vingtaine. Comme pour les autres médias, la radio communautaire a pu tenir le coup pendant la pandémie, grâce notamment aux placements publicitaires gouvernementaux, au moment où les annonceurs se faisaient plus rares.

CKAJ est sur une bonne lancée et entend continuer sa mission en misant sur des émissions originales, l’information, la diversité musicale, le divertissement, tout en encourageant les talents et la culture d’ici.

Avenir prometteur

CKAJ envisage l’avenir avec optimisme, grâce notamment à l’innovation.

« On a des projets et des ambitions. J’espère voir le plus grand nombre de nos projets se réaliser. On aimerait bien, par exemple, organiser une foire à l’emploi pour les 55 ans et plus. Ça n’existe pas et c’est un besoin. On essaie aussi de favoriser des partenariats, des collaborations et ainsi partager des intérêts communs. »

L’achat éventuel du bâtiment à partir duquel diffuse la station jonquiéroise, sur le boulevard Harvey, est une option envisagée par l’administration.

« C’est quelque chose qu’on garde à l’œil. Ce serait une sécurité pour les employés. Être propriétaire d’un immeuble, ça représente un actif. »

Le directeur général parle aussi d’un auditoire très fidèle à la radio de CKAJ. Sa clientèle-cible, ce sont les 40 ans et plus, avec la diffusion de styles de musique variés, particulièrement le country et le rétro.

« Les auditeurs et les annonceurs sont très attachés à notre radio. On forme un clan, on est comme une famille », conclut Robert Banford.

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