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Cercle des fermières : Une relève en double teinte

Le 01 juin 2022 — Modifié à 15 h 11 min le 01 juin 2022
Par Julien B. Gauthier

En dépit de sa modernisation, les Cercles peinent à attirer les jeunes femmes. Les fermières de Saint-Rosaire de Jonquière comptent quelques jeunes dans leurs rangs, mais dans les locaux, la majorité des têtes sont blanches.

« La moyenne d’âge se situe autour de 70 ans », précise la présidente du Cercle, Linda Ménard. Selon elle, la communauté a du mal à se défaire de « son image de tricoteuses de pantoufles », pourtant les cercles ne sont « pas réservés aux retraités. »

Le Cercle continue ses efforts pour recruter davantage de jeunes. Des efforts qui commencent à porter leurs fruits. « Avant la pandémie, davantage de jeunes nous contactaient pour des cours du soir, explique Linda Ménard. On propose des activités variées : du macramé, du crochet, de la broderie… Ces pratiques plaisent. »

« On partage plein de passions même si on a des âges différents. C’est sûr que quand ma fille aura l’âge minimum requis je vais l’amener », s’enthousiasme Jeanne Parent, l’une des plus jeunes membres. La jeune femme est devenue fermière il y a une dizaine d’années, à l’âge de 26 ans, et n’a plus quitté le cercle. Pour elle, la transmission et le partage qui prennent place au sein de l’association sont une chance : « C’est comme si j’avais quatre-vingts grand-mamans ! »

Des effectifs honorables

Une chose est sûre, même si la majorité des adhérentes ne gagne les rangs du cercle qu’à l’âge de la retraite, celui-ci ne risque pas de disparaître, puisque les effectifs ne faiblissent pas. La branche de Saint-Rosaire de Jonquière compte à elle seule une centaine d’adhérents. Un chiffre qui augmente un peu plus chaque année.

« C’est parfois plus difficile de recruter, il y a une offre d’activités tellement grande aujourd’hui, mais le cercle continue d’attirer », souligne Linda Ménard. « Les fermières, ajoute-t-elle, c’est avant tout une histoire de transmission et d’héritage : beaucoup de femmes viennent parce que leur mère ou leur grand-mère étaient là avant elles, ou parce qu’une sœur leur en a parlé. »

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