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La chronique Coup de gueule

Boivin mise sur l’efficacité de la machine

Le 16 avril 2026 — Modifié à 13 h 50 min le 14 avril 2026
Par Richard Banford

Au cours de la dernière campagne électorale, le nouveau maire de Saguenay, Luc Boivin, a familiarisé son auditoire avec le concept d’une gestion par résultat. Du même type que celle enseignée par l’École nationale d’administration publique (ENAP), celle aussi qui a fait le succès de l’ex-maire de Québec, Régis Labaume.

Le dernier conseil de ville a levé le voile sur une première forme de gestion efficace en passant un règlement omnibus qui vise à simplifier la démarche des citoyens pour passer à travers les innombrables normes d’urbanisme contraignantes pour ceux et celles qui désirent apporter des améliorations à leurs propriétés. On parle ici des nombreuses demandes de dérogation dont les réponses viennent toujours un peu trop tard pour finalement repousser indûment les travaux de réaménagement de terrain ou de propriété. Un règlement omnibus qui constitue ce que l’on qualifie communément en politique de ‘’fast track’’.

Succès à Québec

Dans la récente biographie publiée par la journaliste Karine Gagnon, aux Éditions de l’Homme, Régis Labeaume attribue l’atteinte de ses objectifs de développement et de croissance pour la ville de Québec au fait d’avoir fait accepter à l’administration municipale la gestion par résultat. Il s’agit d’une gérance basée sur l’atteinte de résultats, notamment par la reddition de comptes et une analyse de la performance.

Et ça fonctionne. C’est durant le mandat du maire Labeaume qu’il s’est le plus investi d’argent en infrastructures par habitant à Québec. Il a établi un plan sur 15 ans qu’il a scrupuleusement respecté en réduisant la dette par rapport au budget d’exploitation de 144 % à 99 %. Il a restreint le nombre d’employés, par l’attrition, sans que personne d’autre ne perde son emploi. Il a diminué le nombre de conseillers et d’arrondissements et restreint l’emploi de la carte de crédit.

À pas de loup

Contrairement à Régis Labeaume, Luc Boivin n’est pas débarqué à l’hôtel de ville avec ses gros sabots, se contentant, dès son arrivée, d’indiquer qu’il voulait rendre la ville plus efficace dans toutes ses activités. Il vise une croissance démographique basée sur l’attractivité de la ville en vertu de ses avantages économiques et de l’efficacité de ses services.

Mine de rien, à l’image de son maire, sans grand bruit, une équipe a élaboré ce bill omnibus municipal; le fruit du travail d’un comité formé de gens du milieu. Des personnes bénévoles, des professionnels du domaine de l’urbanisme, de l’architecture et de l’arpentage, œuvrant dans la région, collaborant avec le service de l’aménagement du territoire et de l’urbanisme.

Mesure concrète

Une mesure concrète que les citoyens pourront évaluer dès qu’on aura passé de l’avis de motion à la résolution. Une petite révolution qui demandera une adaptation pour le personnel, parce que le changement dérange et qu’il faut l’apprivoiser.

Avec le Bureau des projets, il s’agit d’un tout premier pas vers le rééquilibre de la dette et d’un message pour la machine administrative en quête d’efficacité et de développement plus senti. Des initiatives qui devraient permettre à Saguenay de retrouver la voie de la croissance.

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