Chroniques

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Les dessous d’une campagne électorale

Le 30 octobre 2025 — Modifié à 10 h 02 min
Par Richard Banford

Une campagne électorale, avec ses débats, ses face-à-face et ses discours de candidats dégage des messages que les électeurs interprètent à leur façon. L’ensemble se reflète dans les résultats des sondages qui ne trompent guère.

Il en va de ces sous-entendus, du plus subtil aux plus évidents, mais certains en disent beaucoup sur la personnalité de ceux qui les propagent. Dans le cas de la course à la mairie de Saguenay, plus la campagne avance, plus on personnalise les débats.

Retour en arrière

À l’occasion des confrontations présentées au public, les meneurs de la course, Mme Laforest et M. Boivin, ont choisi de revenir sur le passé de leur adversaire, en attaquant la gestion de leurs activités antérieures. Les huit ans de Luc Boivin au sein de l’administration Jean Tremblay, et ceux d’Andrée Laforest avec le gouvernement provincial de la CAQ, ont tenu le haut du pavé.

L’ex-mairesse, Julie Dufour, n’a pas été épargnée. On lui a rappelé les chiffres de la hausse de la dette municipale qu’elle laisse derrière elle. Une dette qu’elle explique par la gestion du « pelletage en avant » des administrations municipales précédentes.

La cheffe de l’ERD, Christine Basque, est revenue sur les chicanes au conseil de ville auxquelles l’élection des membres d’un parti mettrait fin. Le candidat indépendant, Jacques Pelletier, a quant à lui évoqué l’histoire de la domination de William Price et de sa descendance pour en appeler à l’unité régionale.

Beaucoup de non-dits

À travers ces échanges parfois étriqués se cachaient des non-dits qui nous font découvrir ce qui pourrait amener l’électeur à définir son choix. Quand Andrée Laforest demande à Luc Boivin de révéler l’identité des membres de son équipe, elle cherche à démontrer qu’il se fait aider par des membres de l’administration de l’ex-maire, Jean Tremblay.

Quand Luc Boivin rappelle à Andrée Laforest qu’elle a appartenu à un gouvernement qui a accumulé les plus gros déficits de l’histoire, il lui accroche un boulet dont elle a du mal à se libérer.

Sorties étonnantes

Ces critiques entre les deux favoris de la course restaient dans la limite du respect mutuel. Cependant, la mairesse sortante, Julie Dufour, en a surpris plus d’un en s’en prenant à Luc Boivin, qui semblait l’ignorer dans le débat. En l’accusant d’avoir collaboré, avec l’administration Jean Tremblay, pour avoir balayé par en avant les déficits consécutifs des huit années de son mandat, Mme Dufour a semblé embarrasser celui avec qui elle a déjà siégé à la table du conseil.

Dernier droit

Un rebondissement de la popularité de Luc Boivin dans les sondages a donné à cette campagne une tournure inhabituelle. Alors qu’on s’attend habituellement à une lutte entre le candidat sortant et les challengers, ici les sondages ont sorti l’ex-mairesse de la course dès le début. Il fallait s’y attendre après ses démêlés juridiques et les divisions autour de la table du conseil.

À quelques jours du scrutin général, les électeurs semblent toujours divisés sur le choix du prochain leader à l’hôtel de ville. Le taux de participation des électeurs pourrait faire la différence.

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