Le gouvernement du Québec a confirmé aujourd’hui les nouvelles limites du parc marin du Saguenay–Saint-Laurent, une aire marine protégée créée en 1998 qui couvre désormais près de 4 500 kilomètres carrés.
Cette étape marque une avancée importante dans le processus d’agrandissement du parc, dont l’adoption officielle devra maintenant être entérinée par le gouvernement fédéral au moyen d’un décret modifiant la loi fédérale sur le parc marin.
Le territoire retenu s’étend maintenant, en amont, jusqu’à une ligne transversale reliant Saint-Jean-Port-Joli à Petite-Rivière-Saint-François. En aval, les nouvelles limites correspondent à une ligne tracée entre le parc national du Bic, exploité par la Sépaq, et la pointe à Boisvert, dans la municipalité de Longue-Rive.
Selon Québec, cet agrandissement permettra de renforcer de façon significative la protection des écosystèmes de l’estuaire du Saint-Laurent, notamment l’habitat du béluga du Saint-Laurent. D’autres espèces vulnérables ou en situation précaire devraient également bénéficier d’une meilleure protection grâce à l’élargissement du territoire protégé.
Le gouvernement soutient également que cette expansion permettra de mieux mettre en valeur le patrimoine du Saint-Laurent grâce à des activités de découverte, de sensibilisation et d’éducation tout en soutenant le développement d’une offre récréotouristique durable pour les communautés riveraines.
Une gestion basée sur la collaboration
La gestion du milieu marin reposera sur une collaboration étroite entre les cogestionnaires du parc, les Premières Nations et de nombreux partenaires régionaux. Les collectivités locales, les usagers du territoire, les entreprises touristiques et différents groupes d’intérêt seront notamment appelés à contribuer à l’élaboration du futur plan directeur du parc marin, dont les travaux doivent débuter prochainement.
Québec souligne que cette approche collaborative constitue l’une des clés du succès du parc marin depuis sa création. Le mandat de l’aire protégée demeurera de rehausser le niveau de protection d’une partie représentative du fjord du Saguenay et de l’estuaire du Saint-Laurent tout en conciliant conservation et activités humaines.