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Investissement de 9,5 M $

L’école Saint-Cœur-de-Marie fait peau neuve

Sara-Léa Bouchard
Le 02 mai 2026 — Modifié à 11 h 03 min le 01 mai 2026
Par Sara-Léa Bouchard - Journaliste

L’école primaire Saint-Cœur-de-Marie, située à Chicoutimi, fait peau neuve. En effet, un chantier d’une grande envergure a été mené par le Service des ressources matérielles du Centre de services scolaire (CSS) des Rives-du-Saguenay afin d’ajouter un gymnase complet à l’établissement, en plus de procéder à une mise à niveau globale des installations. Le coût des travaux s’élève à 9,5 M $.

« Les principaux besoins, à la demande du ministère de l’Éducation, constituaient l’agrandissement de l’établissement pour y construire un nouveau gymnase. Depuis vraiment longtemps, ce sont de petites classes qui formaient le gymnase pour les cours d’éducation physique. Avec ce projet, on en a profité pour faire du maintien d’actifs dans le reste de l’école », laisse savoir l’architecte et directrice adjointe du Service des ressources matérielles, Catherine Breton. Le bâtiment principal et le gymnase sont désormais reliés par une passerelle.  

Le temps des travaux, les élèves ont dû être temporairement relocalisés au sein du pavillon Laure-Conan du Centre de formation générale des adultes des Rives-du-Saguenay, sur la rue Georges Vanier. Ils ont quitté Saint-Cœur-de-Marie en juin 2024, pour n’y revenir qu’en octobre 2025.  

L’empreinte énergétique de ses bâtiments étant une priorité, le Service des ressources matérielles a remplacé l’entièreté de l’ancien système de chauffage par un système géothermique.  

« La géothermie, c’est un système qui est vraiment résilient, fiable et qui a une espérance de vie qui est très longue. Le site nous permettait également d’y aller avec cette option, puisque dépendamment du terrain, ce n’est pas toujours le cas. Plusieurs subventions étaient aussi disponibles. L’établissement devient ainsi 36% plus performant que les exigences du code. On prévoit une économie d’énergie d’environ 40% annuellement, ce qui fait une grosse différence », admet Mme Breton.  

Un environnement adapté aux besoins  

En plus de ce travail colossal, des rénovations majeures ont été effectuées dans l’ensemble de l’école. En ce sens, toutes les classes ont été rénovées, du plafond au plancher, un système de ventilation a été ajouté, de même qu’un laboratoire culinaire complet. La cour d’école a également pu avoir sa propre cure de rajeunissement.  

« J’ai moi-même été vraiment surprise par l’ampleur des rénovations et des travaux qui ont été faits, surtout par le gymnase. Tout est beaucoup plus fonctionnel pour les jeunes maintenant, c’est super ! C’est plus motivant pour les élèves, qui sont fiers de leur école », relate la directrice générale de Saint-Cœur-de-Marie, Sandy Loiselle. 

Le laboratoire culinaire représente une initiative qui est d’autant plus intéressante, selon Mme Loiselle. Les membres du personnel doivent toutefois suivre une formation afin de bien répondre aux exigences du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation (MAPAQ).  

« Il y a déjà des enseignantes en maternelle qui veulent aller concocter des recettes avec leurs élèves une fois par semaine, pour leur apprendre certaines bases en cuisine. Dans les journées pédagogiques, le personnel du service de garde utilise beaucoup le labo dans le cadre de diverses activités. Une fois que tout le monde sera formé, on aimerait ça préparer des repas complets à donner », raconte-t-elle. Les élèves de l’école Saint-Antoine auront la chance de prendre part aux initiatives qui seront mises en place éventuellement.  

Les jeunes pourront, parallèlement, profiter de leurs salles de classe réaménagées et au goût du jour.  

« Ça a été beaucoup de peinture, l’ajout de nouveaux meubles de rangement et de lavabos. C’est stimulant aussi pour les élèves de pouvoir travailler dans une classe qui a été peinte avec des couleurs vives et contenant du matériel neuf. Les enseignants sont bien heureux de ça. » 

La directrice générale rappelle l’importance de ce genre d’améliorations pour nos établissements publics québécois.  

« De faire ces changements-là au courant des années nous permettent d’avoir des bâtiments plus en santé, mais surtout plus sécuritaires pour les jeunes. Ça fini toujours par porter ses fruits au bout du compte », conclut-elle.

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