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École trilingue Vision Saguenay

L’apprentissage d’interactions sans frontières

Sara-Léa Bouchard
Le 16 avril 2026 — Modifié à 09 h 53 min
Par Sara-Léa Bouchard - Journaliste

Au Saguenay, une école fait sa marque en misant sur le trilinguisme dès l’enfance. Vision propose un modèle éducatif audacieux où français, anglais et espagnol se côtoient au quotidien, attirant des familles en quête d’un parcours scolaire ouvert sur le monde.   

La région n’est pas la seule dans la province à avoir sa propre école Vision. En effet, c’est en 1995 que la toute première école Vision ouvrait ses portes. Aujourd’hui, 28 établissements offrent un projet éducatif unique au Québec. La Coopérative des écoles Vision a quant à elle vu le jour en 2016 et fondée par les directrices propriétaires des lieux d’enseignement. À Chicoutimi, Émilie Tremblay-Grenon et Annie-Claude Perron ont décidé de prendre le taureau par les cornes, il y a déjà 13 ans, en mettant sur pieds la petite école Vision Saguenay, dédiée aux enfants âgés de 18 mois à quatre ans.   

« Pour nous, ça allait se soi de commencer avec le préscolaire. Un jour, avec une demande accrue de la part des parents et d’une proposition offerte par le Séminaire de Chicoutimi et après de nombreux calculs, on a foncé, têtes baissées, dans le projet de l’école primaire. Intérieurement, on avait cette flamme-là qui brillait », affirme Émilie Tremblay-Grenon. 

La petite école Vision est composée de 80 élèves, alors que l’école primaire est constituée de 175 élèves.  

Un concept qui sort du cadre habituel 

Ce qui distingue l’école trilingue Vision des autres établissements scolaires de la région ? Les langues apprises par les élèves durant leur parcours et la façon dont les saines habitudes de vie leurs sont inculqués dans leur quotidien.  

« Pourquoi nous n’avons pas de subventions, c’est parce que nous offrons le programme de langues maternelles en français et en anglais. On est tout de même régis et on a un permis du ministère de l’Éducation. Nos élèves de 6e année font les examens de fin d’année dans les deux langues. En espagnol, l’expression orale est privilégiée, avec un enseignement de trois à quatre heures par semaine », rapporte Mme Tremblay-Grenon.  

Cette dernière rappelle l’importance de l’apprentissage de trois langues pour les élèves. 

« C’est essentiel pour avoir une ouverture concrète sur le monde, voir même pour l’aspect culturel de la chose et j’ai un exemple concret de ça. On était en déplacement avec des élèves dans un autobus de ville, et une personne hispanophone était en train de parler seulement espagnol avec le chauffeur, qui ne comprenait rien. Les enfants ont traduit pour elle et elle a pu se faire entendre. C’était ma paye, vraiment ! », raconte-t-elle.  

Parallèlement, depuis 10 ans, l’école primaire propose des cours de cuisine aux élèves. Le projet Les Cinq Épices a entre autres été pensé pour permettre aux jeunes de sortir de leur zone de confort tout en mettant à profit leur créativité dans l’élaboration de recettes. D’un autre côté, les élèves bougent beaucoup à l’extérieur dans le cadre de leur cours d’éducation physique.   

« Ski de fonds, raquette, randonnée pédestre, du vélo, du skate, les possibilités sont infinies. On a des équipes de basketball, on offre du parascolaire et même des jeux libres pour les classes de maternelle, qui peuvent s’effectuer dehors. Notre but premier est que l’enfant aime prendre soin de son corps. » 

Les co-directrices préparent un voyage en Espagne avec les deux tiers des élèves de 6e année, qui doit se dérouler dans la semaine à venir.  

« C’est avec le côté ‘’humain’’ qu’on peut y arriver. Durant le séjour, on vit dans une maison tous ensemble, les enfants ont diverses responsabilités, en plus de gérer une panoplie d’émotions en lien avec le fait d’être loin de sa famille pour la première fois », conclut-elle. 

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