Actualités

Temps de lecture : 1 min 49 s

Dossier Domtar

First Phosphate s’intéresse à l’usine Kénogami advenant une fermeture

Le 20 mars 2026 — Modifié à 09 h 21 min
Par Émile Boudreau - Journaliste

L’entreprise minière First Phosphate manifeste un intérêt marqué pour l’usine de Domtar à Kénogami et pour l’accès à son hydroélectricité, advenant une éventuelle fermeture du site en raison des difficultés persistantes de l’industrie forestière, rapporte Radio-Canada.

La société, qui projette d’exploiter une mine de phosphate dans les secteurs de Bégin et Lamarche, prévoit déployer un projet industriel d’envergure comprenant deux usines : une première, destinée à la production d’acide phosphorique, serait aménagée au port de Saguenay, tandis qu’une seconde se consacrerait à la fabrication de cathodes pour batteries au lithium fer phosphate (LFP).

C’est cette deuxième usine qui pourrait éventuellement être implantée à Kénogami, malgré le fait que First Phosphate détienne déjà un bail pour s’installer dans l’ancienne usine de Proco à La Baie. L’entreprise n’exclut toutefois pas la possibilité de mettre en place plus d’une usine.

Une rencontre à ce sujet s’est d’ailleurs tenue mercredi matin entre des représentants syndicaux, le député bloquiste de Jonquière, Mario Simard, et des représentants de First Phosphate.

Le président du Syndicat national des travailleurs et des travailleuses des pâtes et papiers de Kénogami–CSN, Gilles Vaillancourt, voit dans cette initiative un potentiel prometteur pour la région. Selon lui, le projet pourrait permettre le maintien de nombreux emplois, alors que First Phosphate estime avoir besoin d’environ 300 travailleurs répartis entre la mine et les différentes installations industrielles.

L’électricité au cœur des enjeux

Au-delà des infrastructures et de la main-d’œuvre, c’est surtout l’accès à l’électricité qui motive l’intérêt de First Phosphate pour le site de Kénogami. L’entreprise est actuellement en attente de l’attribution d’un bloc d’énergie, un élément central à la viabilité de son projet.

Rappelons que l’usine Kénogami est alimentée par les centrales hydroélectriques de Domtar sur la rivière Shipshaw. En vertu d’un bail de location des forces hydrauliques, Domtar est pour l’instant tenue d’utiliser cette électricité dans ses usines d’Alma et de Saguenay. Toutefois, en cas de fermeture de l’une de ces installations, le gouvernement du Québec pourrait résilier ce bail, lequel est enchâssé dans une loi.

Face à une possible fermeture de l’usine, plusieurs acteurs impliqués dans le dossier ont déjà commencé à envisager différents scénarios pour l’avenir de ces centrales.

Domtar souhaite conserver ses barrages et vendre l’électricité à un nouveau projet industriel. De son côté, le député provincial de Jonquière, Yannick Gagnon, soutient que Québec pourrait aller jusqu’à l’expropriation de Domtar. La Ville de Saguenay envisage également d’exercer un droit de préemption afin de reprendre les barrages situés sur son territoire en cas de vente.

Entre-temps, l’usine Kénogami a repris sa production le 9 mars, après un arrêt planifié de deux semaines. Aucune fermeture n’est officiellement prévue pour le moment.

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Publié hier à 17h00

Les paramédics bloquent le Secrétariat du Conseil du trésor

Tôt jeudi matin, plus de 300 paramédics provenant de différentes régions du Québec ont bloqué l’ensemble des accès au Secrétariat du Conseil du trésor, dans la capitale nationale. Pendant plusieurs heures, aucun employé n’a pu pénétrer dans l’édifice. Ce geste survient dans un contexte de profond mécontentement au sein du milieu préhospitalier. ...

Publié hier à 15h59

La confiance envers les institutions publiques en recul au Québec

D’après un sondage Léger réalisé pour le Barreau du Québec, 43 % des répondants estiment que leur confiance envers les institutions publiques a diminué au cours des dernières années, tandis que seulement 4 % jugent qu’elle s’est améliorée. Cette perte de confiance touche d’ailleurs plusieurs piliers de la société québécoise, allant du ...

Publié hier à 15h35

3 M$ pour de nouvelles installations au Zoo sauvage de Saint-Félicien

Les visiteurs du Zoo sauvage de Saint-Félicien profitent désormais de nouvelles expériences touristiques destinées à toute la famille grâce à des investissements totalisant 3 M$. Réalisés au cours des derniers mois, ces aménagements viennent enrichir l'offre de l'établissement, qui accueille annuellement près de 150 000 visiteurs, dont environ 40 ...

Abonnez-vous à nos infolettres

CONSULTEZ NOS ARCHIVES