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Camping Saguenay

Un pas de plus vers la concrétisation du projet, après huit ans

Sara-Léa Bouchard
Le 20 mars 2026 — Modifié à 07 h 23 min le 19 mars 2026
Par Sara-Léa Bouchard - Journaliste

Après huit ans de travail acharné, les propriétaires du Camping Saguenay, Jocelyn Villeneuve et Claire Tremblay, voient enfin la lumière au bout du tunnel. Pour eux, le 9 février 2026 sera désormais une date à se remémorer, étant le jour où ils ont enfin pu mettre la main sur leur permis de construction pour concrétiser leur projet d’envergure sur le chemin Saint-André.   

« Plein de choses sont arrivés au cours des dernières années, plusieurs embûches », émet d’abord Mme Tremblay, en entrevue avec Le Réveil. « On nous avait parlé de deux mois et demi pour recevoir le certificat de la part du ministère de l’Environnement, ça nous en a pris deux ans et demi. À force d’étirer la sauce, on a fini par manquer d’argent. Il a donc fallu aller se chercher du financement. Ensuite, on n’a pas toujours été bien conseillé dans notre parcours, même si on a fait affaire avec des professionnels. Et certains politiciens avaient mieux à faire que de s’occuper de notre dossier », se désole-t-elle.  

L’arrivée en poste de Luc Boivin, à la mairie de Saguenay, a toutefois changé la donne pour eux. 

« À partir de ce moment-là, ça a commencé à brasser et heureusement, tout le monde tirait dans le même sens. Quand les gens collaborent, ça avance. M. Boivin est venu nous voir et est intervenu dans le dossier assez rapidement. Je peux dire qu’en sortant du bureau après avoir enfin reçu notre permis, on était fou raide ! », mentionne Claire Tremblay.  

Le Camping Saguenay n’ouvrira toutefois pas ses portes avant l’automne prochain, comme de nombreuses démarches doivent être reprises et que d’autres étapes doivent être réalisées.  

« C’est un dossier de développement. Le tout est construit en montagnes et non sur un terrain plat. On n’a pas l’eau municipale, alors ce sont des détails qui doivent être réglementés. L’installation de la fosse septique est prévue à la fin juin, début juillet. Entretemps, nous terminerons les tests d’eau qui sont demandés, ainsi que les expertises géotechniques, environnementales et hydrauliques », spécifie-t-elle. Viendra ensuite la demande pour avoir leur permis d’exploitation, qui sera une autre paire de manches.  

En avril 2024, Camping Saguenay avait reçu un prêt de 1,5 M$ de Québec, dans le cadre d’investissements pour soutenir le développement touristique régional. Le projet était alors évalué à un peu plus de 12 M$. Cependant, en raison de l’inflation et des nombreux imprévus rencontrés, Claire Tremblay ne cache pas que la facture finale pourrait augmenter.  

« Les tentatives échouées et le recommencement à chaque fois ont engendré des surplus de frais inutiles que nous devions payer. À titre d’exemple, une dérogation mineure. Ce n’est pas grand-chose, peut-être 2500 $, mais s’il faut la payer une deuxième fois, on est rendu à 5000 $. » 

Claire Tremblay et Jocelyn Villeneuve se réjouissent tout de même de cette avancée majeure, qui leur permettra de terminer la transformation de leurs terres pour en faire leur camping de rêve.  

« C’est sûr qu’on est contents, mais on est aussi plus vieux. Pas nécessairement moins peureux, parce que tout ce qu’on avait à mettre, on l’a mis dans ce projet. Si c’était à refaire, ça nous prendrait seulement 25 ans de moins ! On ne regrette rien toutefois, c’est une belle expérience », assure-t-elle. 

Une nouvelle expérience de camping  

Mme Tremblay admet que le projet est complété à 70%. Rappelons que la somme versée par le gouvernement provincial visait à conclure l’aménagement de 250 terrains de camping et la construction d’une trentaine de minichalets faits à partir de conteneurs maritimes et de matériaux recyclés. L’ajout de 200 terrains étaient aussi dans les cartons. Les terrains comprennent également six grands chalets, dont un pour les personnes à mobilité réduite. Le site possède de cinq à six blocs sanitaires, de même qu’un pavillon multifonctionnel.  

« On veut avoir un jardin communautaire, une mini ferme. À plus long terme, on aimerait que les chalets surplombent entièrement la rivière Saguenay. On parle davantage d’un centre de villégiature quatre saisons, on veut pouvoir offrir des vacances à des prix raisonnables. » 

Depuis 2018, les promoteurs ont dû noter près de 300 réservations. Et les appels téléphoniques ne dérougissent pas, que ce soit en journée ou en soirée.     

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