Mercredi, 17 juillet 2024

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Le conseil d’arrondissement de Chicoutimi refuse le projet

La SQDC ne pourra pas déménager sa succursale sur la rue Racine

Jean-François Desbiens
Le 20 juin 2024 — Modifié à 12 h 49 min le 20 juin 2024
Par Jean-François Desbiens - Journaliste

La Société québécoise du cannabis (SQDC) ne pourra pas déménager sa succursale actuelle à Chicoutimi sur la rue Racine, comme elle le souhaitait. Le conseil d’arrondissement de Chicoutimi a finalement refusé mardi la demande d’usage conditionnel déposée par la société d’État.

Les opposants au projet, qui s’étaient présentés au micro lors de la réunion précédente le 21 mai dernier en évoquant des problèmes de stationnement et de files d’attente à l’extérieur, sont de nouveau revenus à la charge mardi.

C’est le cas de la chiropraticienne Marie-Pierre Croteau, qui a déposé cette fois une pétition regroupant plusieurs dizaines de noms de commerçants et de résidents du secteur qui s’y opposent.

« Je ne voulais pas être seule pour me battre contre le projet dit-elle, et j’ai questionné les autres commerçants du secteur. Tout le monde a signé. Des commerçants m’ont aussi demandé des formulaires pour faire signer leur client. Je n’ai pas compté les signatures, mais il y en a beaucoup! »

La copropriétaire d’un immeuble à logement du secteur, Martine Salesse, s’est également dit contre ce déménagement, en plein centre-ville.

« Je m’y oppose, d’abord parce qu’il n’y a pas assez de stationnements. Mais surtout, c’est un secteur résidentiel. Il y a des familles et de jeunes enfants qui habitent à proximité. Ce n’est pas un endroit pour y installer une SQDC. On n’en veut pas. Nos locataires n’en veulent pas. On a déjà assez de gérés des itinérants. »

Jean Picard, qui loue à la SQDC les locaux qu’elle utilise présentement sur la rue Montcalm, est aussi intervenu lors de la réunion du conseil d’arrondissement. Il a demandé aux élus de rejeter la demande d’usage conditionnel.

« Moi ma bâtisse est conforme et j’ai investis, a souligné l’homme d’affaires. Il passe 250 000 personnes par année dans leurs locaux. Tout le monde me dit que c’est la meilleure place pour opérer ce genre de commerce. J’ai demandé à la SQDC pourquoi ils voulaient déménager et ils m’ont dit que c’est pour un changement stratégique. »

Zone particulière

En fin de compte, les élus de Chicoutimi se sont rendus aux arguments des gens présents pour refuser le transfert de succursale.

« On a dit non pour plusieurs raisons, indique le président du conseil d’arrondissement, Jacques Cleary. Notamment les stationnements et les grandes files d’attente à l’occasion. C’est une zone particulière. Il y a des logements devant et c’est dans le secteur numérique. On trouve que l’endroit actuel où est installée la SQDC, c’est l’idéal. Il n’y a pas de problème. Ça ne dérange personne. »

Seule la conseillère Mireille Jean appuyait la recommandation du comité consultatif d’urbanisme d’accepter la dérogation demandée.

« C’est un commerce qui trouvait sa raison d’être sur une rue commerçante comme la Racine. Il faut s’attendre à voir des commerces et la SQDC est un commerce légal, au même titre qu’une pharmacie ou la SAQ. C’est un commerce d’appel qui attire des gens au centre-ville. C’était positif à notre avis. Vont-ils aller ailleurs? Il y a d’autres locaux disponibles au centre-ville et j’espère qu’ils trouveront ce qu’ils veulent. »

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