Dans les coulisses d’un match des Saguenéens de Chicoutimi, il y a bien plus que 20 joueurs sur la glace. À l’abri des projecteurs du Centre Georges-Vézina, une véritable fourmilière humaine s’active du matin jusqu’à tard le soir pour livrer une expérience sans accroc aux partisans.
« On est environ 90 à 95 personnes qui travaillent à l’aréna le jour d’un match. C’est comme si on avait 90-95 petites fourmis qui font des tâches qui ne paraissent pas, mais qui font toute la différence », image le directeur des opérations, Sylvain Proulx.
Pour un match prévu en après-midi, les premiers employés entrent en poste dès 8 h ou 9 h. Pendant que l’équipe permanente lance la machine, les cuisines s’activent déjà.
« Les cuisiniers arrivent tôt pour préparer la nourriture, les sauces à poutine, s’assurer que tout est prêt. C’est un travail qui se fait même toute la semaine avec les commandes à l’avance », explique-t-il.
Au fil des heures, l’aréna se remplit tranquillement… mais pas encore de partisans. Ce sont plutôt les employés qui prennent place, chacun avec une mission bien précise. En début d’après-midi, tout est en place pour accueillir les foules.
Pendant le match : l’art de ne pas se faire remarquer
Une fois la rondelle déposée, le travail est loin d’être terminé. Bien au contraire.
« Toutes les équipes sont en communication. On s’assure que ça circule bien, que tout le monde est en sécurité et que chaque département a ce dont il a besoin. »
Et comme dans toute grande machine, des imprévus surviennent.
« Un scanner qui ne fonctionne pas, une file qui ralentit… il faut trouver des solutions rapidement. On réussit souvent à se virer sur un 10 cennes. »
Le succès, lui, se mesure dans la discrétion.
« C’est comme les arbitres. Si personne ne parle de toi, c’est que tu as bien fait ton travail. On veut que les gens repartent en parlant du match, pas de problèmes d’organisation. »
Des vedettes… dans l’ombre
Si les joueurs sont les héros aux yeux du public, le directeur des opérations insiste, les véritables artisans de l’expérience se trouvent souvent loin de la glace.
« Les gens viennent pour les joueurs, et c’est parfait. Mais en coulisses, des vedettes, on en a plein. »
Après le match, pas question de relâcher
Quand la foule quitte l’aréna, une autre étape commence.
« On fait des débriefings, des inventaires, on parle des bons coups et des moins bons. Chacun connaît sa tâche, donc ça va rondement », explique-t-il, précisant que le nettoyage est assuré par la Ville.
Des journées qui s’étirent parfois de 8 h à minuit.
« Mais c’est une passion. On tripe sur ce qu’on fait. Et de voir l’équipe avoir du succès, ça nous fait vibrer nous aussi. »
Quand les buts font monter les ventes
Fait amusant, la performance sur la glace a un impact direct sur les ventes.
« Quand l’équipe joue bien et marque beaucoup de buts, les ventes de poutine, de popcorn, de bière et d’articles promotionnels augmentent. »
Il donne en exemple un récent match du jeudi soir.
« Les Sags ont compté 13 buts. Normalement, le jeudi, c’est plus tranquille, mais là, on a eu des chiffres records. »