La Cité Saint-François de Jonquière a récemment accueilli les participants de la 5e Exposition de maquettisme du Saguenay. Plus de 200 modèles réduits y étaient exposés pour le plaisir des yeux des quelque 300 passionnés qui se sont déplacés.
Parmi les 29 catégories présentées se retrouvaient notamment des pièces d’aviation et d’automobile, des figurines, des véhicules lourds et militaires, des navires, des créations de science-fiction, des dioramas mettant en scène différentes histoires ainsi qu’une catégorie junior.
Avant d’aller plus loin, précisons que le maquettisme se distingue du modélisme dans la mesure où le premier se consacre à la création de modèles réduits statiques, et le second, à la confection de répliques conçues pour fonctionner ou se déplacer.
Un événement devenu incontournable
Les amateurs de modèles réduits ont longtemps été privés d’un lieu de rassemblement et d’une institution sur le territoire pour partager leur passion.
Le président du Club modélisme Saguenay, Claude Tremblay, et ses pairs ont convenu qu’il était temps d’organiser un événement de la sorte dans la région.
« On s’était dit qu’on devait créer une exposition. Il y en avait dans toutes les régions du Québec, mais aucune au Saguenay. Trois mois plus tard, on avait notre premier événement et, à l’automne suivant, le Club de modélisme était fondé », raconte-t-il.
Depuis sa création, l’exposition s’est forgé une réputation assez forte qu’elle incite d’autres clubs à se déplacer pour participer à l’évènement. Lors de la dernière édition, des exposants provenant de Québec jusqu’à Montréal étaient présents. Au total, plus d’une cinquantaine d’exposants de la région et de l’extérieur ont présenté leurs créations.
Pour le secrétaire-trésorier du Club modélisme Saguenay, Hervey Charbonneau, l’exposition est un événement qui n’apporte que du positif.
« Ça fait du bien, car c’est un hobby qui est relativement solitaire. On travaille dans notre atelier, et donc d’avoir un événement comme ça, ça permet de rencontrer d’autres maquettistes, d’échanger, de partager des techniques, des ressources et de voir ce que les autres font aussi. Parce que de travailler soi-même dans son sous-sol, c’est une chose, mais voir ce que les autres font peut nous inspirer à vouloir amener nos réalisations à un autre niveau ou à explorer d’autres genres de modèles. »
Un passe-temps de plus en plus coûteux
Aujourd’hui, le hobby du maquettisme peut, dans certains cas, être moins accessible qu’autrefois.
« Les maquettes, c’est rendu assez dispendieux, explique Hervey Charbonneau. Quand j’ai commencé, il y a 40 ou 50 ans, une maquette moyenne coûtait à peu près une vingtaine de dollars. Maintenant, ça tourne autour de 100 dollars… À ça s’ajoutent tous les accessoires, les pièces de substitution, la peinture, etc. »
Malgré tout, le plaisir trouvé dans cette activité incite des gens comme M. Charbonneau à continuer de s’y adonner.
« C’est un hobby dans lequel on investit et dans lequel on s’investit. […] Ça nous emmène dans un autre monde. Quand on crée des maquettes, on oublie le reste, ça nous détache complètement », conclut-il.
L’exposition permet également au Club modélisme Saguenay de rejoindre un public plus jeune et de susciter un nouvel engouement pour le passe-temps.