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Les paramédics dénoncent un non-sens salariale avant des négociations

Le 26 mai 2026 — Modifié à 17 h 00 min
Par Émile Boudreau - Journaliste

Toujours sans convention collective depuis le 31 mars 2023, les quelque 3500 paramédics membres de syndicats affiliés à la CSN continuent de dénoncer le manque de reconnaissance salariale au regard de leurs compétences et de leur expertise à l’approche d’un blitz de négociation prévu à compter du 1er juin.

Dans l’intervalle, les organisations syndicales ont repéré une situation qu’elles jugent préoccupante. Elles pointent du doigt des campagnes publicitaires gouvernementales visant les finissants du diplôme d’études collégiales en soins préhospitaliers d’urgence, leur proposant un emploi comme préposés aux bénéficiaires avec un salaire horaire de 29,37 $. Ce taux dépasse d’environ trois dollars le salaire d’entrée actuellement offert aux paramédics.

« C'est précisément parce que le gouvernement s'est montré incapable jusqu'ici d'offrir aux paramédics un taux de salaire convenable que ces finissants ne peuvent pas travailler dès maintenant comme paramédics. », dénonce le représentant du secteur préhospitalier FSSS-CSN, Jean Gagnon.

Celui-ci précise qu’il ne remet pas en question les conditions salariales des préposés aux bénéficiaires, se réjouissant même que ces derniers puissent débuter à plus de 29 $ l’heure. Il estime toutefois que la situation actuelle illustre une incohérence dans la reconnaissance offerte aux paramédics en soins primaires.

La CSN souligne également les répercussions concrètes de cette réalité sur le terrain. Selon l’organisation syndicale, les entreprises ambulancières éprouvent déjà des difficultés à combler l’ensemble des quarts de travail nécessaires pour assurer un service minimal à la population.

« Le gouvernement met déjà en péril la capacité du secteur préhospitalier à retenir son monde et il est maintenant prêt à mettre en jeu la capacité d’y attirer la relève. », déplore la vice-présidente de la FSSS, Lucie Longchamps.

Elle rappelle que plus de la moitié des paramédics quittent la profession dans les cinq premières années, une tendance qui risque de s’aggraver sans ajustement des conditions de travail.

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