La coalition Cœur de villes et village, un regroupement de municipalités et d’organismes, dont Promotion Saguenay fait partie, presse le gouvernement du Québec d’agir en mettant en place une stratégie nationale dédiée à la préservation des centres-villes.
Dans une déclaration, la coalition souligne que la majorité du développement résidentiel et commercial se déplace désormais vers la périphérie, au détriment des centres-villes, accélérant leur dévitalisation, rapporte Radio-Canada.
Le maire, Luc Boivin, affirme que les constats avancés par la coalition reposent sur des données bien documentées, notamment depuis 2015. Il critique également l’insuffisance du soutien financier accordé jusqu’ici, rappelant que Québec avait initialement promis une enveloppe de 470 millions de dollars pour aider les municipalités à développer des modèles économiques plus viables, mais que seulement 50 millions ont finalement été débloqués.
Le maire avance qu’entre 2015 et 2024, les centres-villes ont perdu 38 % de leurs institutions financières. Les bars y sont 22 % moins nombreux, tandis que les épiceries et dépanneurs ont diminué de 12 %.
À Chicoutimi, cette transformation est particulièrement visible. Plusieurs commerces et services ont quitté la rue Racine pour s’installer à proximité du boulevard Talbot. Luc Boivin reconnaît que ces déplacements répondent à une logique commerciale : les entreprises cherchent à se rapprocher de leur clientèle.
Face à cette réalité, le maire insiste sur la nécessité de repenser le rôle des centres-villes. Selon lui, leur avenir passe par une mixité accrue des fonctions, combinant commerces, logements et services de proximité.
Certains projets montrent déjà la voie selon le maire comme le village portuaire de La Baie et le Carré Davis à Arvida. Ces initiatives illustrent, selon Luc Boivin, le potentiel de transformation des centres-villes en « petits cœurs économiques ».
Toutefois, pour le centre-ville de Chicoutimi, le maire estime que des investissements publics rapides seront nécessaires afin de provoquer un véritable « électrochoc ». Il a bon espoir que des annonces à venir permettront de renforcer la signature choisie pour ce secteur, axée sur le savoir, les arts et la culture.