L’Association PANDA Saguenay–Lac-Saint-Jean organisera le 13 mai prochain, au restaurant Salé-Sucré du secteur Arvida, la première édition de son déjeuner PANDA, un événement-bénéfice en collaboration avec le Service de police de Saguenay (SPS) qui doit permettre à l’organisation de poursuivre sa mission de rassembler, d’accompagner et d’outiller les personnes vivant avec un TDAH, une douance ou un trouble d’apprentissage.
L’événement se déroulera de 7 h à 10 h en matinée.
Afin de soutenir la cause de PANDA Saguenay–Lac-Saint-Jean, un choix de trois menus sera offert aux participants. Un don volontaire supplémentaire d’un minimum de 15 $ pourra également être versé.
Pour la directrice générale de l’association, Dominique Simard, il est important de rassembler les gens autour de la cause et de continuer à sensibiliser la population à ce qui touche le TDAH et les autres troubles neurodéveloppementaux.
« Il y a beaucoup de faux diagnostics qui sont posés et, aujourd’hui, on a tendance, dans les médias, à voir des personnalités publiques s’auto-identifier comme ayant un TDAH. Cela fait en sorte que c’est très normalisé, et même parfois tourné en dérision. On entend souvent : “je suis TDAH, je n’ai pas pris ma pilule”, mais cela a un impact réel et c’est rendu banalisé. Donc, on travaille beaucoup au niveau de l’information et de l’éducation pour démystifier ce que c’est réellement et rappeler que ce n’est pas toujours drôle. »
Les agents de la paix de la Ville de Saguenay seront par ailleurs présents lors de l’événement. Cette collaboration s’inscrit dans le cadre de la semaine de la police, qui se déroule du 10 au 16 mai.
« Notre cause est, d’une certaine façon, intimement liée à leurs actions. On s’est rendu compte que certaines personnes appréhendées ou commettant des délits peuvent présenter un TDAH, entre autres. Cela nous permet de faire d’une pierre deux coups : sensibiliser la population au TDAH, aux troubles d’apprentissage et à la douance, tout en rapprochant les policiers des citoyens et de notre cause », explique Mme Simard.
Pour accomplir sa mission, l’Association PANDA déploie plusieurs stratégies, notamment en lien avec les fonctions exécutives, comme la gestion des émotions et de l’impulsivité, des aspects souvent associés à des démêlés avec la justice, ainsi qu’à la consommation de substances illicites et à leur trafic, ajoute la directrice générale.
« Ce n’est pas toujours le cas, il faut bien sûr nuancer, mais il est démontré que les personnes ayant un TDAH ont quatre fois plus de risques d’avoir des démêlés avec la justice au cours de leur vie. »
L’argent amassé lors du déjeuner PANDA permettra à l’association de poursuivre ses activités d’information et de soutien auprès des personnes vivant avec ces troubles neurodéveloppementaux, ainsi que de leur famille.
Les services de l’Association sont également offerts aux professionnels de la santé, aux milieux scolaires et à l’ensemble de la population régionale.