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Possibles blocus forestiers en Haute-Mauricie

Charles-Antoine Desmeules
Le 07 mai 2026 — Modifié à 08 h 16 min
Par Charles-Antoine Desmeules - Journaliste

Des blocus forestiers pourraient survenir de nouveau cet été dans les forêts de la Haute-Mauricie. Du moins, c’est ce qu’a laissé entendre sur les réseaux sociaux Dave Pitikwi, gardien du territoire Nitassinan et membre du groupe Mamo, qui s’oppose aux coupes forestières sur leur territoire ancestral depuis trois ans. 

« Cette année, aucune coupe forestière ne sera tolérée sur le territoire, surtout pas près de chez nous. Nous voulons garder nos forêts intactes afin que nos jeunes puissent continuer à pratiquer les activités traditionnelles », a écrit M. Pitikwi en ligne, quelques semaines avant le début des prochaines opérations forestières. 

Sans laisser personne indifférent, la publication a généré plus de 700 commentaires et 130 partages sur Facebook.  

Certains appuient la position du gardien du territoire, tandis que d’autres expriment leur mécontentement. 

Rappelons qu’en 2025, le collectif MAMO Premières Nations avait mis en place plusieurs blocus forestiers afin d’empêcher les travailleurs et leur machinerie de procéder à des coupes jugées abusives. À ce moment, les événements auraient atteint un tel niveau de tension que des menaces de mort auraient été proférées. 

Aujourd’hui, une tentative d’entrevue a été faite auprès de M. Pitikwi afin d’obtenir davantage d’informations sur sa position et son ressenti face à la situation actuelle, mais sans succès. 

Le 19 février dernier, près d’une quarantaine de gardiens du territoire, ainsi que des chefs héréditaires et traditionnels, se sont tournés vers les tribunaux afin de faire reconnaître leurs droits ancestraux sur des terres situées en Haute-Mauricie et dans Lanaudière, dans le cadre d’une démarche susceptible de mettre un frein immédiat aux activités d’entreprises forestières. 

Le préfet de la MRC du Domaine-du-Roy et président de l’Alliance des communautés forestières, Yannick Baillargeon, souhaite pour sa part qu’un terrain d’entente puisse être trouvé et estime que chacun doit être prêt à y mettre du sien. 

« Il faut du respect des deux côtés. […] En tant qu’organisation au service des communautés forestières, tout ce que nous voulons, c’est qu’il se crée une harmonisation entre les Premières Nations et le gouvernement, qui octroie les contrats de coupe aux entreprises forestières et qui, normalement, a effectué en amont un travail d’harmonisation avec les Premières Nations. Si tout est fait en bonne et due forme, il ne devrait pas y avoir de problème ou d’embûche pour procéder à la récolte de ces volumes », a-t-il expliqué. 

M. Baillargeon ajoute travailler activement avec les différents acteurs afin de s’assurer que chacun puisse exprimer son point de vue, dans l’objectif de favoriser un développement et une collaboration sains.

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