À l’approche de la formation du nouveau conseil des ministres, Québec solidaire interpelle la nouvelle première ministre du Québec, Christine Fréchette, et l’exhorte à nommer un ministre de l’Environnement « crédible », capable de défendre sans compromis la transition écologique. Le parti de gauche dit aussi nourrir de sérieuses inquiétudes quant à une possible réouverture du dossier des gaz de schiste.
Au cœur de ces préoccupations se trouve Mario Charpentier, présenté par Québec solidaire comme l’un des principaux artisans du succès de Christine Fréchette lors de sa course à la chefferie de la Coalition Avenir Québec (CAQ).
Le parti rappelle que Mario Charpentier a déjà défendu publiquement l’exploitation des gaz de schiste, qu’il qualifiait de « carte maîtresse », allant jusqu’à appeler à un allègement des garde-fous environnementaux dans une lettre ouverte.
« Le Québec a fermé la porte aux gaz de schiste pour de bonnes raisons : protéger l'eau, les territoires et réduire nos émissions de GES. La réouverture soudaine d'un dossier pourtant clos, combinée à l'influence de M. Charpentier dans cette campagne, soulèvent de sérieuses questions auxquelles le gouvernement devra répondre. », affirme Etienne Grandmont, responsable du dossier environnement pour Québec solidaire.
Le parti d’opposition appelle la première ministre à prendre ses distances avec Mario Charpentier et à poser un geste concret en nommant un ministre de l’Environnement capable de résister aux pressions et incarnant un engagement clair envers la protection des écosystèmes, la réduction des émissions de gaz à effet de serre et le développement d’énergies propres.
Pour Québec solidaire, ce sera là un premier test des intentions réelles du nouveau gouvernement en matière d’environnement et de transition énergétique, à l’aube d’une nouvelle session parlementaire.
« Le Québec n'a pas besoin d'un ministre qui nous fait reculer. Si on n'agit pas maintenant sur la crise climatique, ce sont toujours les Québécoises et les Québécois qui vont payer la facture. Rouvrir la porte aux gaz de schiste, c'est faire le mauvais choix au mauvais moment. Il faut plutôt accélérer une transition qui protège à la fois l'environnement et le portefeuille des gens. », conclut Ruba Ghazal, cheffe parlementaire de Québec solidaire.