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La laïcité de l’État

Loin des préoccupations des jeunes parents, selon un sondage

Émile Boudreau
Le 25 mars 2026 — Modifié à 13 h 52 min
Par Émile Boudreau - Journaliste

Alors que la Loi québécoise sur la laïcité de l’État est actuellement examinée par la Cour suprême du Canada et que les députés de l’Assemblée nationale s’apprêtent à se prononcer sur l’adoption du projet de loi no 9, Loi sur le renforcement de la laïcité au Québec, un récent sondage révèle un décalage entre les priorités politiques de Québec et les préoccupations des parents dont les enfants fréquentent les garderies.

Réalisé par la firme Léger pour le compte de l’Association des garderies privées du Québec (AGPQ), le sondage mené auprès de 1 000 parents montre que la question du port de signes religieux dans les milieux de garde est une priorité pour peu d’entre eux. À peine 8 % des répondants estiment que le respect du principe de laïcité est important dans les services de garde.

Ce sont plutôt des considérations liées au bienêtre et à la qualité des services qui dominent. Pour 68 % des parents sondés, un environnement sécuritaire et bienveillant constitue l’élément le plus important. Suivent la qualité globale des services (54 %) et la relation de confiance établie avec le personnel éducateur (42 %).

Les répondants expriment également des inquiétudes marquées quant aux effets potentiels du projet de loi no 9 sur l’accès et la qualité des services de garde. Une majorité d’entre eux anticipe une aggravation de la pénurie de main-d’œuvre (61 %), une hausse de la discrimination envers certaines femmes sur le marché du travail (59 %), ainsi qu’une réduction du nombre de places disponibles et des bris de service (53 % dans les deux cas).

Lorsqu’invités à trancher entre l’application du principe de laïcité et l’accessibilité aux services, 74 % des parents affirment qu’il est plus important de préserver l’accès à du personnel éducateur qualifié, même si celui-ci porte des signes religieux. Finalement, près des deux tiers des parents (62 %) jugent acceptable qu’une éducatrice porte un signe religieux visible, tant que son visage est découvert, et 68 % se disent à l’aise que cette personne s’occupe directement de leur enfant.

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