Le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) du Saguenay–Lac-Saint-Jean a entamé l’installation de capteurs de chaleur à plusieurs postes de travail partagés au CLSC de Chicoutimi, rapporte Radio-Canada
L’initiative s’inscrit dans le cadre d’un projet pilote visant à mesurer la fréquentation des espaces de travail et à analyser l’occupation réelle des bureaux. Ces nouveaux dispositifs s’ajoutent à une application de réservation des espaces de travail partagés, déployée dans certaines installations du CIUSSS depuis l’été 2025.
La technologie utilisée, appelée Elia, fonctionne à l’infrarouge et se présente sous la forme de petites pastilles installées dans les espaces de bureau. Elle est déjà en usage dans d’autres organisations similaires au Québec, notamment au Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de Chaudière-Appalaches.
Selon l’entreprise qui fournit la technologie, aucun renseignement personnel n’est collecté ni conservé. Le système ne capte ni identité, ni image, ni photo, ni information individuelle. Seule la durée d’occupation d’un espace est enregistrée.
Le CIUSSS du Saguenay–Lac-Saint-Jean possède actuellement 150 capteurs et assure que cet outil ne constitue en aucun cas un moyen de surveillance du personnel. À long terme, les données recueillies devraient permettre de mieux planifier l’utilisation de la soixantaine d’installations dont l’organisation est propriétaire.
Une technologie surprenante
Malgré ces assurances, la démarche a surpris certains employés du CIUSSS. L’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS) dans la région indique que plusieurs de ses membres ont été étonnés par l’arrivée de ces capteurs. Le syndicat remet en question la nécessité de tels dispositifs et estime que d’autres avenues auraient pu être explorées.
L’APTS affirme qu’elle aurait préféré que le CIUSSS consulte plutôt les équipes concernées afin de mieux cerner leurs besoins en matière d’espaces de travail et de locaux, plutôt que de recourir à cette technologie perçue par plusieurs comme une forme de surveillance.