La photographie d’iris fait son bout de chemin dans le monde artistique et photographique au Québec. Un concept original qu’a voulu adopter Nadia Vorano, résidente de Péribonka au Lac-Saint-Jean et photographe professionnelle depuis 15 ans. Bien que ce ne soit pas son champ d’expertise premier, elle a voulu offrir cette expérience à sa clientèle, ce qu’elle fait depuis un an.
En effet, Mme Vorano a voulu ajouter une corde à son arc, celle qui spécialise déjà dans les photos de style portrait et des shootings de maternité, de mode, de mariage ainsi que de bals de finissants.
« J’aime ça la création, j’aime l’originalité, ce pourquoi je me suis mise à l’essaie pour photographier les iris. Lorsque j’ai connu ce concept-là à Montréal, en pleine formation, je trouvais ça tellement unique. Jamais je n’avais vu mes yeux comme ça ! C’est une belle découverte. Même si ce n’est pas de la photo de portrait, ça me fait vibrer », raconte-t-elle en entrevue pour Le Réveil.
Mme Vorano parle d’un type de photographie intemporel, un aspect qui distingue le concept d’un portrait photographique traditionnel.
« Quand je suis en mode portrait, il y tout une mise en scène, un lieu et un temps en particulier. En photo d’iris, c’est basé sur la contemplation. Un iris, ça ne vieillit jamais, c’est intemporel. D’autant plus que cette partie de l’œil est unique, autant dans sa couleur que dans sa forme. Même les stries varient en grosseur, c’est fou », émet-elle, ajoutant que « La photo d’iris a été avant tout popularisé en Europe. Elle a pris de l’essor pendant la pandémie, en 2021, puisque les photographes n’avaient que les yeux à capturer avec le port du masque en vigueur ».
Avoir le matériel adéquat
Pour réussir en photographie d’iris, Nadia Vorano soutient que de disposer du matériel adéquat est essentiel. Il faut d’abord se procurer un appareil photo en haute résolution qui fait, préférablement, de la macrophotographie. Une source de lumière contrôlable est aussi indispensable, de même qu’un trépied stable et d’une mentonnière pour immobiliser le sujet et assurer une prise de vue nette.
« On vient chercher un véritable effet de profondeur avec la luminosité. L’objectif doit être également assez précis, même tellement précis que l’on serait en mesure de voir un flocon de neige en détail. Avec mes formations en photo macro et en photo de réflexion, j’en ai appris beaucoup sur ce type de photographie et sur ce qui est à ne pas négliger. Il faut notamment maitriser l’éclairage pour éviter tout reflet dans les yeux », explique-t-elle.
En post-production, l’utilisation d’un logiciel de retouche avancé lui permet ensuite de peaufiner l’image et d’éliminer les imperfections, tout en ne dénaturant pas l’œil en soi.
Après cette étape, la mise en forme des photos est effectuée, dépendamment du souhait du client. Celui-ci peut se faire livrer un cadre directement chez lui, dans la grandeur et la finition désirée (acrylique, Canvas, aluminium). Le fichier numérique fait aussi partie des options, pour les personnes ne voulant qu’une version électronique de la photo.
« Ce que j’aime le plus de mon travail, que ce soit en photo de portrait ou d’iris, c’est de créer quelque chose qui me rend fière et qui me fait vivre intérieurement. Je veux rendre les gens spéciaux avec mon art. »
Se faire connaître
Vorano signature photographe étant considérée comme une entreprise encore en démarrage, l’entrepreneure, qui possède son propre studio de photographie chez elle, essaie le plus possible de promouvoir son travail via les réseaux sociaux et via certains événements régionaux. Nadia Vorano sera d’ailleurs l’une des photographes professionnelles présentes à la 7e édition d’Une pose pour le rose, qui constitue une levée de fonds au profit de la Société canadienne du cancer, spécifiquement dédié au cancer du sein. Pour l’occasion, la principale intéressée sera de passage à l’Espace Péribonka dimanche le 12 avril, au Centre Alma le samedi 18 avril et à la Place du Royaume à Chicoutimi le dimanche 26 avril.
Grande amoureuse des chats, elle espère éventuellement être en mesure de jumeler l’iris de son félin au sien, afin de pouvoir offrir, un jour, cette même possibilité à sa clientèle.