L’humoriste Julien Lacroix annonce avoir fait ses derniers pas sur une scène québécoise le 20 mars dernier. Un retrait des projecteurs qu’il prend pour sa famille et lui, qui sont physiquement et mentalement fatigués.
C’est sur ses réseaux sociaux que l’humoriste, découvert par des milliers de Québécois grâce à des capsules web, a annoncé son retrait de la sphère médiatique et de son rôle de porte-parole pour les centres Le Grand-Chemin, qui lutte contre la toxicomanie et la dépendance chez les adolescents.
Selon l’humoriste, un travail profond pour comprendre et reconnaître des gestes qu’il regrette a été fait dans les dernières années. Il avoue avoir eu des comportements dégradants et irrespectueux, dans des bars et lors de partys au secondaire, et qu’il en prend l’entière responsabilité. Toutefois, il souligne que le portrait qu’on a dressé de lui est faux et que celui-ci est devenu trop lourd à porter.
Julien Lacroix affirme réaliser aujourd'hui que, malgré une contre-enquête menée par La Presse et Cogeco en 2022 sur la façon dont Le Devoir avait procédé à la rédaction de son article de 2020 le visant, ses excuses publiques et privées et la sobriété, la population ne cherche pas la vérité. Elle chercherait plutôt à répondre à des années d'injustice et de violence, avec autant de violence.
Julien Lacroix fait également allusion dans sa déclaration à la censure qu’il subit, en précisant qu’aujourd’hui, plusieurs salles qui ont participé à son retour progressif, doivent plier sous une pression populaire et qu’il n’est juste plus possible d’exercer son métier. Julien Lacroix conclut en tirant sa révérence dans un monde qui manque de nuance, selon lui, et en remerciant tous ceux qui lui ont tendu la main au cours des dernières années.