Mercredi, 11 février 2026

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Élection partielle dans Chicoutimi

L’immigration et la souveraineté au cœur du débat à l’UQAC

Sara-Léa Bouchard
Le 11 février 2026 — Modifié à 07 h 18 min
Par Sara-Léa Bouchard - Journaliste

Six des sept candidats dans la course en vue de l’élection partielle du 23 février dans Chicoutimi, soit Olivier Dion (Climat Québec), Marie-Karlynn Laflamme (PQ), Catherine Morissette (PCQ), Tricia Murray (PLQ), Jeanne Palardy (QS) ainsi que Francis Tremblay (CAQ), ont pu débattre de nombreux sujets dans le cadre d’un face-à-face organisé par le MAGE-UQAC, mardi. 

François Sabourin, du Parti populaire du Québec (PPQ), n’était pas de la partie, étant le dernier candidat à s’être lancé.

Chaque participant avait donc deux minutes pour laisser savoir son point de vue et ses arguments en répondant à cinq questions choisies par le MAGE-UQAC. Ces questionnements concernaient des enjeux d’importances pour les universitaires, comme l’environnement, le financement des universités, le coût de la vie et la bonification de l’aide financière aux études.

Lorsque l’animatrice de l’événement, Isabel Brochu, a tenté de savoir si les politiques actuelles en immigration étaient bel et bien adaptées à la région, Tricia Murray et Catherine Morissette se sont dites en faveur d’accorder une clause de droits acquis à celles et ceux qui résident déjà au Québec. La candidate pour le Parti libéral n’a pas mâché ses mots quant aux précédentes mesures mises en place par la Coalition Avenir Québec en cette matière.

« La CAQ a abandonné nos PME, a brisé des projets de vie des gens qui ont tout laissé derrière pour venir s’installer ici et contribuer à l’économie locale. J’ai rencontré des gens qui vivent dans l’incertitude. Ils ne savent pas de quoi demain va être fait et c’est inacceptable de faire vivre ça aux gens. », a-t-elle déclaré.

« Ce n’est pas un débat, c’est la manière de faire qui doit être changé. Au Parti conservateur, on prône la décentralisation parce que l’on pense que les besoins de main-d’œuvre sont spécifiques à chacun. Les PME c’est le tissu économique du Québec depuis des années, c’est ce qui fait virer l’économie. », a expliqué la candidate conservatrice.

Évidemment, l’abolition du Programme de l’expérience québécoise (PEQ) et les impacts négatifs qui ressortent de cette décision étaient au cœur de la discussion. La solidaire Jeanne Palardy a promis, si elle est élue, de ramener le PEQ.

« Québec solidaire a un plan qui va être concret, qui va être stable. C’est un plan qui ne changera pas aux quatre ans selon les gouvernements parce que ce n’est pas ça que nos nouveaux arrivants méritent. », a-t-elle déclaré.

Le sujet de l’immigration a quelque peu chevauché celui de la souveraineté au moment où le candidat de Climat Québec, Olivier Dion, a pris la parole. Selon lui, l’un ne va pas sans l’autre. Une façon de penser qui rejoint les valeurs du Parti Québécois, représenté par l’ex-rectrice de l’Université du Québec à Chicoutimi, Marie-Karlynn Laflamme. Elle a d’ailleurs réaffirmé cette vision lorsqu’elle s’est introduite devant la soixantaine de personnes présentes. 

« Nous sommes, au Parti Québécois, convaincus que le Québec à tous ce que ça prend pour tirer son épingle du jeu en étant souverain sur la scène internationale, et ça, nous sommes complètement décomplexés de le dire. », a souligné la candidate péquiste.

Mme Morissette, Mme Murray et Francis Tremblay ont quant à eux renchéri en défaveur des propos précédents en exprimant tour à tour leur ressenti sur la question. 

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