Aujourd’hui, le 8 avril, plus de 60 personnes du troisième âge se sont réunies au centre social de l’Université du Québec à Chicoutimi dans le cadre de la Journée Cyber Saguenay afin de mieux comprendre les enjeux liés à la cybersécurité.
L’activité a pris la forme de deux séances de formation conçue par l’entreprise québécoise CyberPNM, à l’invitation du Dr Fehmi Jaffar, titulaire de la Chaire de recherche en cyberdéfense et protection des données personnelles.
La formation visait à outiller les participants pour les aider à mieux comprendre les mécanismes de manipulation utilisés en ligne, faciliter leur compréhension de l’empreinte numérique et développer leurs réflexes pour réagir adéquatement aux cybermenaces.
« Nos recherches démontrent que les cybercriminels peuvent mobiliser jusqu’à 50 techniques de manipulation, combinant biais cognitifs, ingénierie sociale et exploitation des relations de confiance. À cela s’ajoute une dizaine de facteurs amplificateurs, comme la solitude ou l’ennui, particulièrement présents chez les personnes âgées. », a affirmé la présidente et fondatrice de CyberPNM.
De plus, chaque participant a obtenu un accès gratuit à Kenep Citoyen, un outil développé par CyberPNM permettant notamment de détecter la présence de données personnelles sur le darkweb et d’obtenir un score de risque de fraude.
« L’expression maillon faible doit disparaître. Elle génère un effet Golem : culpabilisation, désengagement et sentiment d’impuissance. Si la cybersécurité est réellement une responsabilité partagée, elle doit être comprise, organisée, financée et rendue accessible à tous. Elle ne peut plus reposer uniquement sur l’individu ni demeurer un privilège technique ou organisationnel — elle doit devenir un droit opérationnel combinant humain et technologie. », a souligné la conceptrice de Kenep Citoyen.