À peine trois ans après avoir été inaugurée, la piscine du parc Alcide-Reid à Kénogami montre des ratés. C’est le cri d’alarme lancé par deux citoyennes lors de la séance du conseil d’arrondissement de Jonquière qui a fait en sorte que l’épineux problème s’est ajouté à l’ordre du jour sur l’heure du midi mardi.
La citoyenne Mona Grenon s’est d’abord amenée au micro pour dénoncer le fait que, selon elle, la qualité de l’eau laissait à désirer, en plus de problèmes techniques à répétition qui ont amené à réduire les heures d’opérations de la piscine, en plus de fermetures sporadiques complètes.
« On me parle tout le temps de problèmes techniques. À un moment donné, on veut savoir quand ça va se régler. Vendredi, la piscine était fermée. C'est une question de qualité de l'eau… ou c'est une question de propretéautour de la piscine. Quelles sont les actions qui ont été prises ou qui seront prises? Ça achève? On est déjà rendus à la mi-juillet. Il reste un mois et demi d’été! C'est très frustrant de ne pas pouvoir utiliser la piscine à Kénogami. À celles de Chicoutimi et de La Baie, il ne semble pas avoir ce type de problèmes. », a-t-il déclaré.
La citoyenne Annie Painchaud a questionné la ville sur les raisons qui font qu’une piscine neuve de seulement trois ans d’âge ait déjà un défaut de distribution de chlore. Elle a notamment demandé qui en est responsable entre celui qui l’a bâtie et mise en place et la ville.
« J’ai parlé à des gens sur place. Les gens prennent le niveau de chlore vers 10h30 le matin, le niveau est alors à 5. Puis ils le reprennent un petit peu plus tard et le niveau de chlore s'est alors déjà modifié par lui-même, alors qu'il n'y a pas eu une seule personne dans la piscine! On dirait que ceux qui ont posé cette piscine-là, qui l’ont installée, n’ont pas fait pas de suivi. Alors, ça sert à quoi? Est-ce qu'on est mieux de laisser gérer ça par un technicien de la ville? », a-t-elle demandé.
Comble de hasard? Le président d’arrondissement, Carl Dufour, et le conseiller Michel Thiffault, ont justement discuté de ce dossier la veille.
« Hier mon collègue Michel Tiffault et notre directeur Michael Larue, notre directeur, m’ont apporté le point. C'est une chose que je n’étais pas au courant. », a avoué Carl Dufour.
« C'est un problème au niveau du mécanisme pour le contrôle de l'eau. C'est une infrastructure de trois ans. A-t-on des garanties pour ça? J'ai demandé aux services de régler ça le plus rapidement possible, l’été n’est quand même pas long et il faut régler la situation. », a ajouté Michel Thiffault.
Questionné sur la présence de vice de fabrication, Michel Thiffault dit avoir « demandé de vérifier ».
« C'est une bâtisse, une infrastructure de trois ans, est-ce qu'il y a des garanties là-dessus? Je pense que normalement, oui, au prix que ça nous a coûté! Alors c'est ça qu'ils vont vérifier, puis on devrait avoir des réponses dans les prochains jours. », a-t-il expliqué.
Rappelons que la piscine du parc Alcide-Reid a coûté 3 875 000 $. Et qu’une autre piscine chauffée sera inaugurée à Arvida.