Le prix de l’immobilier québécois a poursuivi sa progression au deuxième trimestre de 2026, mais les plus récentes données de Royal LePage révèlent des réalités régionales contrastées, oscillant entre vigueur soutenue et ralentissement.
Si les prix demeurent en hausse dans l'ensemble des principaux centres économiques de la province, certaines régions montrent désormais des signes d'essoufflement après plusieurs années de forte activité.
Ainsi, le prix agrégé d'une propriété au Québec a atteint 487 500 $ au deuxième trimestre, soit une hausse de 3,8 % par rapport à la même période l'an dernier. Sur une base trimestrielle, la progression s'élève à 2,9 %. Le prix médian d'une maison unifamiliale détachée a grimpé de 3,7 % sur un an pour atteindre 524 900 $, alors que celui d'un appartement en copropriété a progressé de 2,2 %, à 407 700 $.
Le portrait québécois contraste également avec la tendance observée à l'échelle canadienne. Alors que les valeurs résidentielles continuent de croître dans la province, le prix agrégé d'une propriété au Canada a reculé de 1,4 % au deuxième trimestre de 2026 pour s'établir à 814 900 $.
« Cette stabilisation du marché pousse les acquéreurs à remplacer l'urgence par une prise de décision calculée. Nous avons conséquemment constaté au cours du deuxième trimestre une décroissance des surenchères et des offres multiples ainsi qu'une augmentation du nombre d'annulations après inspection. Prudents, les acheteurs refusent les achats impulsifs et ciblent les propriétés "clés en main", préférant payer une prime plutôt que d'assumer l'imprévisibilité et le coût de rénovations majeures. », explique Dominic St-Pierre, vice-président exécutif chez Royal LePage.
Pour la saison estivale, Royal LePage prévoit une poursuite de cette tendance à la stabilisation. L'activité devrait se maintenir à un rythme plus calme, offrant un répit après plusieurs années marquées par une forte pression sur les prix et les inventaires. L'entreprise de services aux agences immobilières anticipe que les valeurs immobilières demeureront généralement stables ou afficheront des hausses modestes au cours des prochains mois.