Deux mois seulement après la sortie de son premier album, Le Sentier des fougères, l’autrice-compositrice-interprète originaire de Saint-Gédéon, Éléonore Dessureault, est montée sur scène lors de la première journée du festival La Noce, à Chicoutimi.
Selon la chanteuse de 19 ans, la soirée n’aurait pas pu mieux se dérouler.
« Je pense que c’était mon meilleur spectacle en carrière jusqu’à maintenant, et aussi celui où j’ai le mieux performé. J’avais tellement hâte de monter sur cette scène. La Noce, c’est mon festival préféré, avec mes festivaliers préférés. C’est complètement fou chaque année, et ça faisait très longtemps que je me disais que mon rêve était d’y présenter un spectacle », raconte-t-elle avec enthousiasme.
Visiblement émue par l’accueil du public, la jeune artiste affirme s’être sentie parfaitement à sa place sur la scène du festival.
« C’était complètement magique de jouer sur une aussi belle scène, et je me sentais vraiment comme un poisson dans l’eau. »
En scène
Afin d’offrir une performance de qualité, une préparation minutieuse était bien entendu indispensable.
« J’appréhendais beaucoup ce moment-là, parce que je voulais que le spectacle soit à la hauteur et qu’il donne un beau résultat. Quand je vais voir un spectacle, j’aime voir de bons shows. C’est ce que je voulais offrir aux gens. »
Au cours de la prestation de 45 minutes livrée par Éléonore et ses musiciens sur la scène Hydro-Québec, tout avait été soigneusement planifié, jusqu’aux interventions entre les chansons.
« On a préparé une liste de chansons différente de celle de nos autres spectacles. Quarante-cinq minutes, c’est très court. On est chronométrés et on veut jouer le plus de chansons possible dans le temps imparti. Il y a eu beaucoup de pratique, il fallait développer un bon état d’esprit et j’avais même préparé tout ce que j’allais dire entre les chansons », explique-t-elle.
Malgré cette préparation, la formation a tout de même dû écourter de moitié sa dernière chanson en raison des contraintes de temps.
Une ascension rapide
Cet été, Éléonore et son groupe comptent 15 représentations à leur calendrier. Ce qui l’a toutefois surprise, c’est que toute cette tournée estivale s’est concrétisée avant même la sortie officielle de leur album.
« Il y a eu de très, très belles réactions après la sortie du Sentier des fougères, et je me serais attendue à devoir patienter encore quelques années avant de pouvoir jouer sur le site de la Pulperie. Je suis donc vraiment très contente de l’engouement que suscite l’album. »
La jeune artiste dit également se sentir privilégiée de pouvoir s’inscrire dans le dynamisme de la scène musicale régionale et de constater que le public répond présent.
« La plupart des artistes que j’écoute viennent d’ici, et j’aime voir toute l’effervescence de la musique au Saguenay–Lac-Saint-Jean. De pouvoir faire partie de cette lignée et de voir toutes les personnes qui me suivent, ça me fait énormément de bien. […] Je prends tout ça comme ça vient, et c’est vraiment incroyable. »
Une vie de musique
Issue d’une famille de mélomanes et de musiciens, Éléonore baigne dans la musique depuis sa toute petite enfance.
Après avoir commencé le piano à l’âge de quatre ans, la chanteuse a très tôt commencé à composer ses propres chansons.
Elle a ensuite entrepris des études en musique au Collège d’Alma, avant de poursuivre une technique en chant et en piano jazz, une formation qui vient aujourd’hui teinter ses créations.
Sur scène, elle s’accorde désormais davantage de liberté dans son interprétation et privilégie une approche spontanée dans son processus de création et sa démarche artistique.
« C’est rare que je me force à écrire une chanson. Ça arrive surtout lorsqu’une mélodie me vient en tête. Je m’assois au piano, je prends un moment seule et je dois avoir terminé la chanson avant de me relever. »
L’autrice-compositrice confie puiser une grande partie de son inspiration dans les relations humaines ainsi que dans la nature qui l’entoure.
Pour voir ou revoir Éléonore Dessureault et ses musiciens sur une scène de la région, leurs prochaines prestations auront lieu le 1er août au Culte de Port-Alfred, à La Baie, le 2 août à l’Auberge de l’Île du Repos, à Péribonka, le 13 août au festival L’Internationale périphérique, à L’Anse-Saint-Jean, ainsi que le 4 septembre au Côté-Cour, à Jonquière.