Économie

Temps de lecture : 2 min 11 s

Élection québécoise

La FCEI réclame un « véritable virage PME » au prochain gouvernement

Le 28 août 2026 — Modifié à 15 h 00 min
Par Émile Boudreau - Journaliste

Alors que la campagne électorale québécoise en est à ses premiers balbutiement, les propriétaires de petites et moyennes entreprises (PME) lancent un message aux formations politiques : leurs préoccupations doivent être davantage prises en compte.

Selon les résultats préliminaires d'un sondage dévoilé par la Fédération canadienne de l'entreprise indépendante (FCEI), plus de la moitié des entrepreneurs interrogés, soit 51 %, ne recommanderaient pas de démarrer une entreprise dans le contexte actuel. À l'inverse, seulement 22 % estiment qu'il s'agit d'un bon moment pour se lancer en affaires, tandis que 27 % demeurent indécis.

Parmi les principales raisons invoquées par les répondants figurent une économie jugée trop incertaine ou stressante (83 %), les coûts d'exploitation élevés (77 %), la lourdeur réglementaire gouvernementale (70 %), l'incertitude liée au commerce (67 %), les pénuries de main-d'œuvre (58 %) ainsi que le niveau des taxes et impôts (54 %).

« Depuis 6 ans, les PME encaissent crise après crise. Leurs coûts augmentent, la demande diminue, leur capacité de planifier est mise à rude épreuve par l'incertitude économique et géopolitique, et l'État prend plus de place dans l'économie. Si on veut redonner confiance aux entrepreneurs, il faut prendre un véritable virage PME. Ce sont les PME et leurs employés qui forment le cœur de la classe moyenne du Québec », a commenté François Vincent, vice-président pour le Québec de la FCEI.

Les priorités des entrepreneurs québécois

Interrogés sur les engagements qu'ils souhaitent voir apparaître dans les plateformes électorales, les chefs de PME placent la réduction de la paperasserie au premier rang des priorités, avec 51 % des réponses. Suivent l'amélioration de l'environnement fiscal des petites entreprises (44 %), la réduction de la taille de la fonction publique (36 %) et le soutien aux entreprises pour absorber les coûts liés à l'inflation (25 %).

L'amélioration de l'accès aux soins de santé (21 %), une gestion plus rigoureuse de la dette et des déficits gouvernementaux (20 %) ainsi que des mesures pour combler les pénuries de main-d'œuvre (19 %) figurent également parmi les demandes des entrepreneurs.

Le sondage révèle aussi un fort consensus en faveur d'une révision de la réglementation provinciale. Pas moins de 94 % des répondants souhaitent que le prochain gouvernement s'assure que les règles en vigueur ne pénalisent pas les propriétaires d'entreprise. De plus, 89 % estiment que Québec devrait équilibrer son budget avant de lancer de nouveaux programmes gouvernementaux. Par ailleurs, 83 % des entrepreneurs croient qu'une amélioration des conditions d'affaires contribuerait à réduire les coûts pour les consommateurs et à augmenter leur pouvoir d'achat.

Peu de confiance envers la campagne

La FCEI souligne également l'importance de l'élection à venir pour les PME. Selon le sondage, huit dirigeants d'entreprise sur dix considèrent que les décisions du gouvernement du Québec exercent une influence importante sur le succès de leurs entreprises.

Malgré cela, les entrepreneurs demeurent sceptiques quant à la place qui sera accordée à leurs enjeux durant la campagne électorale. Seulement 15 % des répondants se disent confiants que les préoccupations des PME seront intégrées aux plateformes des partis.

« La campagne débute : aux partis politiques maintenant de présenter leurs plans pour renforcer nos PME et l'avenir économique du Québec », a conclu François Vincent.

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Publié à 15h59

Québec élargit l’accès à l’un de ses programmes d’aide pour les PME

En pleine campagne électorale, le gouvernement du Québec a annoncé un assouplissement des critères d’admissibilité du Programme d’aide d’urgence aux PME (PAUPME). Dorénavant, les entreprises dont le chiffre d’affaires se situe entre 200 000 $ et 2 millions de dollars pourront bénéficier de cette aide financière. Le seuil minimal d’admissibilité a ...

Publié à 13h00

Demi-uniforme à Saguenay : l’impact se ressent chez les commerçants

Depuis cette rentrée, chaque étudiant au secondaire à Saguenay se retrouvent à devoir porter le demi-uniforme. Son implantation se fait même sentir chez les commerçants ciblant la clientèle jeunesse. Selon le Quotidien, les achats dans ces boutiques sont concentrés sur les pantalons et les chaussures. L’achalandage aura également été plus modéré ...

Publié le 26 août 2026

Les manufacturiers de la région veulent conserver leurs travailleurs

Les manufacturiers du Saguenay–Lac-Saint-Jean réclament davantage de flexibilité de la part du gouvernement fédéral afin de pouvoir conserver leurs travailleurs étrangers temporaires. Alors que de nouveaux tarifs douaniers américains entrent en vigueur suivant l’arrêt des négociations commerciales entre le Canada et les États-Unis, le Comité de ...

CONSULTEZ NOS ARCHIVES