Les manufacturiers du Saguenay–Lac-Saint-Jean réclament davantage de flexibilité de la part du gouvernement fédéral afin de pouvoir conserver leurs travailleurs étrangers temporaires.
Alors que de nouveaux tarifs douaniers américains entrent en vigueur suivant l’arrêt des négociations commerciales entre le Canada et les États-Unis, le Comité de l’immigration économique du Saguenay–Lac-Saint-Jean (CIE) demande à Ottawa de tenir compte de cette réalité dans l’application des règles entourant les permis de travail.
« Les besoins de main-d’œuvre demeurent bien réels dans le secteur manufacturier du Saguenay–Lac-Saint-Jean », affirme le CIE, qui souhaite que les entreprises puissent maintenir en emploi les travailleurs étrangers temporaires déjà établis, formés et qualifiés dans la région.
Selon l’organisation, l’entrée en vigueur récente de nouveaux tarifs ajoute une pression supplémentaire sur plusieurs manufacturiers, qui doivent déjà composer avec un contexte économique incertain. Cette situation s’ajoutant aux défis de recrutement et de rétention de personnel auxquels plusieurs entreprises faisaient face avant même le début du différend commercial.
« Nos entreprises doivent aujourd’hui composer avec deux réalités : l’incertitude liée aux tarifs américains et un besoin de main-d’œuvre qui demeure présent. Dans ce contexte, perdre des travailleurs que nous avons recrutés, formés et intégrés à nos équipes serait particulièrement difficile à comprendre. », a souligné Marc St-Hilaire, directeur général d’Alliage 02 et porte-parole du CIE.
Des travailleurs déjà formés
Le CIE souligne que ces travailleurs étrangers temporaires occupent aujourd’hui des postes essentiels au sein des entreprises et possèdent une expertise adaptée aux besoins des opérations.
L’organisme estime que le départ de ces travailleurs en raison de l’expiration ou du non-renouvellement de leur permis de travail pourrait forcer certaines entreprises à reprendre de longs processus de recrutement et de formation, alors même que des employés déjà qualifiés souhaitent demeurer dans la région.