Mercredi, 21 février 2024

Économie

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First Phosphate confirme de hautes teneurs en phosphate dans une nouvelle zone de son projet Bégin-Lamarche

Le 29 janvier 2024 — Modifié à 16 h 29 min le 29 janvier 2024
Par Maxime Hébert-Lévesque - Journaliste

First Phosphate confirme de hautes teneurs en phosphate dans une nouvelle zone de son projet Bégin-Lamarche

La minière First Phosphate révèle, après analyse, d’importantes teneurs en phosphate (P2O5) sur des échantillons prélevés dans un nouveau secteur de son projet Bégin-Lamarche.

La société, qui a pour objectif d’extraire et de mettre en marché du phosphate pour la production, entre autres, de cathode pour les batteries LFP (lithium-fer-phosphate), mène des travaux exploratoires et d’analyses sur trois sites au Saguenay-Lac-Saint-Jean : Larouche, Bégin-Lamarche et lac Orignal.

C’est la collecte de 26 échantillons à 500 mètres au nord de la zone Northern du projet Bégin-Lamarche qui a mené à la découverte de nouvelles teneurs élevées en phosphate. La moyenne de P2O5 de ces échantillons serait de 10,6% selon FP. Cette nouvelle zone de 375m sur 150m est baptisée Zone Montagne.          

« C’est un potentiel qu’on pourrait qualifier de dépôt de classe mondiale, la structure a 2,5 kilomètres de long [en additionnant les autres secteurs du projet Bégin-Lamarche] », explique Jérôme Cliche, vice-président au développement des affaires pour FP.

L’homme d’affaires ajoute que la prochaine étape sera de forer aux 100 mètres tout le secteur afin de quadriller la zone. Cette étape permettrait d’identifier la ressource. Les travaux devraient se terminer d’ici l’été 2024, mais l’entreprise n’a pas encore confirmé de date précise à ce sujet.

Jérôme Cliche avance que le tonnage pour le site de Bégin-Lamarche dépasserait ceux observés à lac à l’Orignal, un site analysé au courant de l’année dernière.

« À lac Orignal on avait 49 millions de tonnes sur une longueur de 700-800 mètres, on estimait qu’on avait à peu près 15 ans de production de mémoire. Nos derniers travaux préliminaires nous indiquent maintenant [à Bégin-Lamarche] que la ressource est beaucoup plus massive », souligne-t-il.

Une concentration élevée à Larouche

La Société mentionne qu’une concentration de 39,45% avait été observée sur un site exploité par FP à Larouche. Ce sont des travaux de reconnaissance de terrain et d’échantillonnages qui ont mené à cette découverte puisqu’aucun forage exploratoire n’a encore été réalisé à Larouche.

« Normalement, lorsque vous trouvez du phosphate au sol, sa teneur est d’environ 5%-7% (…) d’approcher en échantillon au sol le 40%, c’est quasiment une pureté extrême sans même avoir à le concentrer », précise M. Cliche.

L’étendue de la ressource à Larouche demeure toutefois inconnue et seuls des travaux ultérieurs pourront la déterminer. D’ailleurs, l’entreprise a déjà déposé une demande de permis de forage pour la zone en question.

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