L’ancien médecin, et candidat de Québec Solidaire, Serge Bergeron, mise sur son vécu pour cette campagne électorale. Pour lui, Québec Solidaire est un parti de solution et il compte bien en apporter aux Jonquiérois.
« Je dois dire que je suis vraiment un néophyte au niveau de la politique. Je ne connais pas du tout ça. Mais je me fie à mon vécu, parce que je pense que j'ai quand même un pas si pire vécu et je veux pouvoir exprimer ce vécu-là à la population », explique l’ancien médecin et directeur médical.
Le membre de Québec Solidaire depuis 2022 avait deux objectifs pour sa campagne : « Un, que mon nom apparaisse sur le bulletin de vote, chose qui est atteinte. Puis l'autre objectif, c'est de pouvoir m'exprimer à la population puis ça j'ai un bel accueil. » Le candidat a attendu sa retraite pour pouvoir s’exprimer sur de nombreuses problématiques. Pour lui, il était temps de s’engager pour tenter de faire bouger les choses.
Des priorités tournées vers la population
Pour Serge Bergeron, la priorité reste les services à la population : « Ce qu'on veut, c'est que les travailleurs, que ce soit au niveau de l'éducation, que ce soit au niveau de la santé, que ce soient les autres travailleurs, on veut leur redonner du pouvoir. » Pour ça, il souhaite réduire la charge administrative des municipalités et des organismes mais aussi améliorer les conditions de travail. « On veut qu'ils recommencent à pouvoir être productifs finalement dans leur travail, à ce que les milieux dans lesquels ils travaillent soient beaucoup moins désuets, puis qu'ils soient capables de travailler », explique le candidat de Québec Solidaire.
Des adversaires de taille
Malgré ses engagements électoraux, l’ancien médecin est conscient qu’il n’a pas la même expérience que le candidat sortant, Yannick Gagnon, ou l’ex-conseiller municipal, Jimmy Bouchard, qui se présente pour le Parti Québécois.
« Oui, ça m'impressionne qu'ils aient beaucoup plus d'expérience que moi en politique, comme je dis, je suis un novice en politique, cependant, je pense que j'ai quand même un vécu que je suis capable d'apporter, des choses », dit-il.
Serge Bergeron collabore d’ailleurs beaucoup avec la candidate de Québec Solidaire dans Chicoutimi, Jeanne Palardy. « On est très proches l'un de l'autre. Jeanne a la jeunesse puis moi ben je suis plus vieux donc j’ai du vécu fait que les deux ensemble ben on se complète beaucoup », explique-t-il. De son côté, Jeanne s’était déjà présentée lors de la partielle dans Chicoutimi cet hiver, Serge Bergeron profite alors de son expérience pour en tirer quelques conseils.
Un parti d’opposition fort
S’il sait que son parti n’est pas favori dans les sondages, Serge Bergeron rappelle que Québec Solidaire est un parti d’opposition « fort ».
« Je pense que dans l'opposition, Québec Solidaire a déjà prouvé au cours du dernier mandat qu'il pouvait influencer notamment le parti au pouvoir », dit-il en mentionnant le projet de loi sur les boissons énergisantes, ou encore celui sur la réno-éviction des personnes âgées qui sont des projets de lois portés par le parti orange.
Le candidat affirme d’ailleurs que si le Parti Québécois est élu avec un gouvernement minoritaire, Québec Solidaire sera prêt à collaborer tout en y mettant « sa couleur », notamment sur la question de l’indépendance. « Notre couleur ce n’est pas d’être contre un autre peuple, mais d'exprimer nos valeurs de Québécois », ajoute l’ancien médecin.



