Le ministre fédéral des Finances et du Revenu national, François-Philippe Champagne, était de passage dans les studios du 92,5 CKAJ jeudi en fin de journée, au terme d’une journée bien remplie. Il était alors en compagnie du candidat libéral dans Chicoutimi—Le Fjord, Daniel Gobeil.
En entrevue, le ministre a sous-entendu que la taxe sur l'essence sera de retour comme prévu en septembre.
« Il y a deux choses. D'abord, l'abordabilité, comme je vous dis, les gens sont préoccupés par la fin de la semaine, la fin du mois, l'épicerie, l'essence, le logement. D'un autre côté, les gens nous demandent d'être aussi fiscalement responsables. Quand tu es ministre des Finances, ce n’est jamais facile. Il y a toujours deux côtés. Il y a le cœur et la tête. Je comprends la réalité des gens. J'ai toujours l'autre côté qui me dit que les gens s'attendent aussi que je sois responsable avec les fonds publics. », a expliqué le ministre.
Rencontre avec Luc Boivin
Le ministre est aussi revenu sur le portrait de sa journée, ponctuée de nombreuses rencontres, commentant notamment sa rencontre avec le maire de Saguenay, Luc Boivin en termes élogieux.
« On a un maire ici, au Saguenay, qui a le respect des citoyens. Et le fait qu'il soit aussi colonel honoraire de la Base militaire de Bagotville, d'avoir un maire qui connaît ça, impliqué avec la base, qui connaît nos plans de développement, ça fait qu’il est un partenaire de choix. On a aussi parlé de développement économique, de développement touristique. Il y a comme une symbiose, c'est facile de travailler avec Luc. C'est facile de travailler avec les élus de la région. », a-t-il souligné.
M. Champagne croit aussi que le maire Boivin fait preuve d’une bonne vision quant à l’avenir de la ville.
« J’aime ça, clair dans les objectifs, souple dans les moyens. Je pense que c'est ça la façon de le présenter. J'aime ça parce que quand tu as quelqu'un avec une vision claire, ensuite on prend les moyens pour y arriver. Ce que j'ai fait aujourd'hui, c'est un 12 heures très bien investi. La confiance, ça se bâtit une visite à la fois. Je pense qu'il y a une grande confiance entre les élus et moi, les citoyens ici qu'on a côtoyé dans la rue », a-t-il ajouté.
Date fatidique : 19 août
François-Philippe Champagne a confié garder dans sa mire les perspectives de développement au Port de Saguenay. Il a toutefois esquivé les questions sur ce que son gouvernement entendait précisément faire pour développer davantage la région. En ce qui a trait aux négociations avec l’administration américaine pour éviter les nouveaux tarifs douaniers du 19 août, M. Champagne y est allé de prudence.
« Je n’ai pas de boule de cristal. Il y a une chose que j'ai apprise comme ministre des Affaires étrangères durant le premier terme, c’est qu’il y a beaucoup de volatilité, beaucoup de complexité. Je pense que ce qui donne confiance, c'est qu’on a une vision claire. Le premier ministre l'a exprimée. Ce qui donne confiance, c'est qu'on a une bonne équipe sur le terrain. Moi, je dirais, on a la meilleure équipe pour négocier. On se donne les moyens aussi de se prendre en main. », a-t-il commenté, sans pouvoir donner d’exemples précis.
Les pleins pouvoirs en immigration à Québec?
Concernant la demande du candidat conservateur dans Chicoutimi—Le Fjord, Régis Gaudreault, de donner au gouvernement du Québec les pleins pouvoirs quant à l’immigration, François-Champagne a écarté l’idée.
« C’est facile quand tu es dans l’opposition, tu peux avoir plein d’idées sur la table. Ce que les gens dans la rue veulent voir, ce sont des gens qui sont sérieux, des gens qui travaillent ensemble. Quand Christine Fréchette rencontre le premier ministre du Canada, on est capable de prendre des décisions. La meilleure façon de faire avancer les choses en immigration, comme dans d'autres secteurs, c’est de travailler ensemble. On va être capable de s'entendre sur l'immigration. Puis les gens qui nous ont élus, ils veulent qu'on travaille ensemble. Avec Québec, avec les autres provinces. Le dialogue est ouvert. On s'entend bien. », a-t-il conclu.