Depuis le 1er juillet 2026, la SPCA de Saguenay a recueilli 74 animaux de compagnie, poilus ou ailés. Plus de deux semaines plus tard, l'organisation continue d'accueillir des animaux abandonnés à la suite du départ de leur maître.
Selon la directrice générale de la SPCA de Saguenay, Claudia Côté, le bilan est légèrement moins lourd que l'an dernier, mais les chiffres demeurent importants.
« Dans les dernières semaines, nous avons reçu 20 chiens, 44 chats et 10 autres petits animaux. À titre comparatif, au mois de juin, nous avions reçu 28 chiens. Nous avons donc déjà presque atteint ce nombre. Nous avions également accueilli 96 chats et 24 petits animaux. Généralement, les conséquences de la période de déménagement se font sentir jusqu'à la fin du mois d'août. »
Selon la directrice générale, les abandons surviennent notamment lorsque des propriétaires déménagent dans un logement où les animaux ne sont pas permis ou lorsqu'ils ne sont plus en mesure d'en assumer la responsabilité.
En combinant les animaux présents dans les succursales de la SPCA de Jonquière et de Chicoutimi, 80 % de ceux présents sont des chats.
« Nous avons énormément de chats qui sont hébergés chez nous, ce qui fait que ça prend toujours un certain temps avant qu'ils puissent tous être adoptés. Nous avons aussi des chiens et des petits animaux. »
Les équipes retrouvent ces animaux errants dans les rues de la ville, abandonnés à leur sort ou même laissés seuls dans les logements vides par leurs anciens propriétaires.
« Malheureusement, nous avons ce genre de situation chaque année. Les nouveaux locataires emménagent et les animaux sont toujours sur place. Le cas le plus fréquent est celui des chats, mais nous avons également retrouvé un chihuahua de cette manière dernièrement. Les personnes leur laissent parfois de la nourriture, mais on ne sait jamais réellement combien de temps l'animal est resté seul à attendre et on espère toujours que ce soit le moins longtemps possible », ajoute Mme Côté.
Ces situations entraînent également des complications supplémentaires pour les équipes de la SPCA.
« Nous n'avons aucune information sur ces animaux. Nous ne connaissons pas leur âge, nous ne savons pas s'ils s'entendent avec les autres animaux ni s'ils ont des problèmes de santé. Nous ne savons donc pas à quoi nous avons affaire. C'est pourquoi nous préférons que les gens viennent nous les confier directement et nous donnent le portrait de l'animal afin que nous puissions lui trouver une nouvelle famille. »
Les périodes de forte activité varient au cours de l'année à la SPCA. Les plus exigeantes surviennent notamment autour du 1er juillet, lorsque des gens déménagent dans des logements où les animaux ne sont pas acceptés. Une autre période occupée précède le début de l'hiver, alors que la population redouble d'efforts pour amener les animaux errants à l'organisme afin d'éviter qu'ils ne soient exposés aux températures glaciales.
Au-delà de la pression exercée sur le refuge, ces abandons peuvent avoir de lourdes conséquences pour les animaux, qui risquent de souffrir de faim, de déshydratation, de stress ou encore de blessures lorsqu'ils sont laissés à eux-mêmes.
« On incite les gens à trouver des solutions de rechange convenables pour éviter un séjour en refuge ou, à défaut, à venir nous confier les animaux. Ça arrive trop souvent, surtout pour les chats, qu'ils soient laissés à l'extérieur en se disant qu'ils vont réussir à se débrouiller. Or, sans personne pour les nourrir, ces animaux de compagnie ne seront pas en mesure de survivre. »
La hausse des admissions à la SPCA entraîne bien évidemment des coûts supplémentaires pour le refuge. La nourriture, la litière, les soins, ainsi que les salaires du personnel représentent tous des frais qui augmentent durant ces périodes.
La SPCA rappelle qu'en cas d'impossibilité de garder un animal, il vaut toujours mieux le confier au refuge plutôt que de le laisser seul ou de l'abandonner à l'extérieur.