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Le retour du Réveil : proche des gens depuis 1945

Serge Tremblay
Le 28 octobre 2021 — Modifié à 07 h 16 min le 28 octobre 2021
Par Serge Tremblay - Rédacteur en chef

Le retour du Réveil : proche des gens depuis 1945

« Le journal Le Réveil, c’était une grande famille », partage Dominique Savard, journaliste au Réveil pendant près de 30 ans. Fondé en 1945 par le docteur Henri Vaillancourt à Jonquière, le journal s’est transformé au fil de l’évolution des communications.

À l’époque, l’hebdomadaire était en réalité le journal de Jonquière attaché à la ville du fondateur. À la fin des années 1970, le journal passe aux mains de la famille Péladeau, se développe et subit une croissance considérable.

Il se divise alors en trois journaux afin de couvrir plus spécifiquement l’actualité des arrondissements de La Baie-Bas-Saguenay, Chicoutimi et Jonquière. L’hebdo se donne le mandat d’être le chef de file en matière de nouvelles locales.

« On se démarquait parce qu’on était un journal proche des gens. On se disait au Réveil que ce n’était pas parce que les grands médias ne couvraient pas telle personne ou telle nouvelle que ce n’est pas intéressant. Au contraire! », rappelle Dominique Savard. Elle se souvient qu’à l’époque, les journalistes faisaient toujours des textes sur les centenaires illustrant le caractère inédit et humain du journal local.

À son point culminant, le journal faisait travailler près d’une centaine de personnes issues de différentes strates sociales. De l’encarteur au chef de pupitre en passant par les pressiers et les représentants publicitaires.

Anecdotes et faits saillants

Le Réveil c’est plus 65 ans de petites histoires locales, de grandes nouvelles et plusieurs anecdotes.

« Pendant le déluge, j’ai été assignée pour suivre Pierre Péladeau, père, qui a survolé la ville en hélicoptère. Il avait remis 1 M$ à Mgr Couture pour aider la population. Il avait même lancé le défi aux succursales Jean-Coutu de donner autant », raconte Dominique Savard.

Les pages de l’institution ont fait couler beaucoup d’encre sur des évènements majeurs en région, se remémore la journaliste.

« C’est avec moi que le député André Harvey avait décidé de faire l’entrevue pour faire nationaliser l’autoroute 175. Ça ouvrait la région aux subventions afin d’en faire une autoroute à quatre voies. »

Lock-out

En février 2010, après 50 semaines de lock-out acharné, les employés du Réveil se résignent « à plier les genoux ». S’en suivra la mise à pied massive de dizaines d’employés dans cette guerre des géants médiatiques.

Mais aujourd’hui, pour Dominique Savard, le retour du Réveil est chargé de sens. « Ça répare la pire des erreurs qui n’a jamais eu, c’est de l’avoir abandonné. Abandonner son nom, sa fonction, son mandat et sa présence dans la vie de tous les jours ».

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