Vendredi, 19 avril 2024

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Pénurie de main-d'oeuvre : les hôteliers se retroussent les manches

Serge Tremblay
Le 18 août 2021 — Modifié à 13 h 22 min le 18 août 2021
Par Serge Tremblay - Rédacteur en chef

Les hôteliers de Saguenay, comme partout Québec, traversent depuis le début de la pandémie une crise de rareté de main-d’œuvre. Leur priorité : offrir un service impeccable, sans que les visiteurs ne remarquent une baisse de qualité. Pour ce faire, ils doivent toutefois mettre les bouchées doubles.

Plus particulièrement, ce sont les secteurs de la restauration hôtelière ainsi que l’entretien qui sont les plus touchés par le manque de main-d’œuvre. Pendant les confinements, nombreux sont les employés qui ont dû être mis à pied, car les tâches étaient réduites au strict minimum.

Plusieurs d’entre eux se sont trouvé un nouvel emploi, laissant les hôteliers avec une pénurie d’employés tout juste avant la période estivale.

Pour y arriver, les équipes de direction ont dû être « hypothéquées ». Elles sont forcées de travailler plus longtemps, faire davantage d’accompagnement avec un personnel qui a moins d’expérience.

« Heureusement, 100 % de nos chambres sont disponibles à louer. Mais pour y arriver, on a dû changer nos façons de faire, être flexibles. On a fait des formations en accéléré. Ce qui nous aide beaucoup, ce sont les jeunes. Maintenant, notre modèle est moins standard, on y va avec les forces de chacun des employés », explique Éric Larouche, propriétaire de l’Hôtel Chicoutimi.

Olivier Fortin-Tremblay, directeur du Delta Jonquière, n’entrevoit pas de retour à la normale pour les congrès et événements avant 2022, voire 2023.

Rester positif

Pour sa part, le directeur général de l’hôtel Delta à Jonquière, Olivier Fortin-Tremblay voit les choses de manière positive.

« J’ai vu certains hôtels, notamment à Québec, qui ne peuvent que louer 50 % de leurs chambres, faute de personnel. Ici, heureusement, nos 150 chambres sont disponibles. Ça pourrait être pire si on regarde ailleurs », explique-t-il.

Ce dernier confirme que l’hôtel s’en sort très bien, même s’il manque du personnel du côté de l’entretien. « On n’a pas perdu tant que ça d’employés en raison de la COVID. C’est surtout au niveau de l’entretien ménager que ça a été difficile. On a engagé des gens assez rapidement juste avant le boom de réservations estival »

Absence de congrès

Ce qui fait le plus mal à l’industrie hôtelière, c’est l’absence de grands événements et des congrès. « Le téléphone recommence à sonner », constate, Olivier Fortin-Tremblay. Mais il n’entrevoit pas de retour à la normale avant 2022, voire 2023.

« Ça fait extrêmement mal. Les événements, les tournois de hockey, ça remplir les hôtels, ça emmène des gens de l’extérieur, ça fait louer des chambres, c’est un plus pour la restauration, ça fait rouler le personnel… Ça représente beaucoup pour les hôtels », conclut pour sa part Anne-Marie Boudreault, directrice générale de l’Association Hôtellerie Saguenay-Lac-Saint-Jean.

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