Alors que la saison des petits fruits atteint son sommet au Québec, les producteurs de framboises d’ici doivent composer avec une pression grandissante exercée par les importations en provenance des États-Unis et du Mexique.
Selon l'Association des producteurs de fraises et framboises du Québec, d'importants volumes de framboises étrangères se retrouvent actuellement sur le marché québécois, ce qui fragilise les conditions de commercialisation des récoltes locales.
L'organisation explique cette situation est causée par un surplus de production d’offre sur le marché américain. Afin d'éviter une baisse des prix aux États-Unis, une partie de ces volumes serait donc redirigée vers les marchés extérieurs, notamment au Québec et ailleurs au Canada.
L'Association qualifie ce phénomène de « dumping » et s'inquiète de ses répercussions sur les entreprises agricoles québécoises. Ces dernières ont, au cours des dernières années, réalisé des investissements importants pour accroître leur capacité de production, répondre aux objectifs d'autonomie alimentaire et renforcer la résilience de la filière face aux aléas climatiques. Face à cette problématique, l'organisme invite les consommateurs à privilégier l'achat de framboises cultivées localement afin de soutenir les producteurs québécois.
« Nos producteurs sont en pleine récolte. Ils ont des framboises de qualité, cultivées au Québec, qui sont prêtes à se retrouver dans l'assiette des consommateurs. Pourtant, ils doivent composer avec une concurrence accrue provenant de l'extérieur alors que la production québécoise est abondante. », souligne Josiane Cormier, présidente de l'Association des producteurs de fraises et framboises du Québec.
Une saison qui se prolonge jusqu'à l'automne
L'Association rappelle également que la disponibilité des petits fruits québécois s'étend désormais bien au-delà de la période estivale grâce à l'adoption de nouvelles méthodes de production développées au cours des dernières années.
Les producteurs de fraises et de framboises ont ainsi réussi à prolonger leur saison de récolte jusqu'aux premières gelées d'octobre. Celles-ci sont d’ailleurs en pleine production, selon l’Association, et continueront d'être offertes sur les étals au cours des prochaines semaines.