Un an après son élection, Luc Boivin a fait du ménage. Héritier des pots cassés des dernières administrations, l’ancien homme d’affaires a ramené Saguenay sur le droit chemin et a déjà mis en place plusieurs de ses promesses électorales. Pour les prochaines années, Luc Boivin voit même encore plus loin.
Si Saguenay est ce qu’elle est aujourd’hui, c’est d’abord parce que le conseil travaille plus efficacement qu’avant. Après un an de collaboration, les conseillers s’accordent à dire que le conseil « va très bien » et qu’il est agréable de travailler avec le maire pour servir les citoyens. « On a la chance d'avoir un maire qui a la capacité de rassembler les élus, de favoriser le dialogue et de faire converger les efforts vers des objectifs communs », dit le président d’arrondissement de La Baie, Rénald Simard.
Plus de considération pour les arrondissements
Le président d’arrondissement de Chicoutimi, Michel Tremblay, ne cache pas que tout le monde « travaille plus fort », mais qu’il est plaisant de travailler dans de telles conditions. Depuis l’élection du nouveau maire, La Baie, Jonquière et Chicoutimi bénéficient également d’une plus grande marge de manœuvre grâce à des budgets revus à la hausse.
« Le bureau du maire est toujours ouvert quand on a des petits problèmes financiers ou autres, on n'a pas peur de rentrer dans son bureau », ajoute Rénald Simard, faisant référence aux échanges qui pouvaient être houleux avec l’ancienne mairesse Julie Dufour.
Sous l’administration Boivin, les présidents d’arrondissements ont pu travailler sur le plan triennal aux côtés du maire. Un geste qui montre une fois de plus le désir de collaboration de Luc Boivin. « C’est ma 17e année. C’est la première fois que je travaille sur un triennal. Habituellement, on le recevait sur le coin d’une table, un peu à la dernière minute », souligne le président de l’arrondissement Jonquière, Carl Dufour.
De son côté, le maire ne cache pas son ambition, certain qu’un seul mandat ne lui suffira pas pour mettre en place « sa vision pour Saguenay ». Le maire confirme qu’il souhaite solliciter au moins un mandat supplémentaire. « J'ai 51 ans, mon horizon est plus qu'un mandat, mais il faut attendre. Je ne serai plus maire dans 20 ans, ça c'est sûr. Mais est-ce que je vise 2 à 3 mandats? Oui », assure-t-il en ajoutant que sa santé déterminera le futur de sa carrière politique.
Des promesses encore en attente
Malgré une première année bien remplie, certains défis persistent à Saguenay. Certaines des promesses électorales de l’ancien homme d’affaires n’ont pas encore été mises en place, au plus grand regret de ce dernier. Luc Boivin tenait notamment à instaurer un transport en commun gratuit pour les plus de 65 ans. Une promesse qu’il est contraint de reporter en raison de défis budgétaires au sein de la Société de Transport de Saguenay.
Alors que la société retombe peu à peu sur ses pattes, il est encore trop tôt pour mettre en place cette nouvelle mesure. Le contexte économique actuel n’arrange pas les choses puisque la STS doit assumer l’augmentation du prix du carburant qui n’est pas supportée par le gouvernement du Québec. La livraison retardée des autobus électriques subventionnés de la part du gouvernement québécois se rajoute à la liste du service de transport en commun qui ne peut combler le manque sans débourser de l’argent.
« Si on prend des taxibus, donc des petits autobus qui seraient adaptés, ben ils ne sont pas subventionnés. On paye 100% de la facture », explique le maire.Ce n’est que partie remise pour cette promesse qu’il compte bien tenir, « On ne dit pas non, mais la réalité budgétaire de la STS est ce qu’elle est, on doit reporter », assure-t-il.
D’autres promesses attendent encore leur tour, comme la construction d’un quartier où le prix des terrains serait abordable et fixé par la municipalité, ou encore, un plafond financier pour les activités sportives et culturelles. Luc Boivin a encore trois ans pour travailler sur ces dossiers.
Un maire « cool » ?
Questionné sur la méthode du maire de Québec, Bruno Marchand, d’utiliser les réseaux sociaux pour rejoindre les citoyens et entretenir son image, Luc Boivin assure que celui-ci ne compte pas se donner une image de maire « cool ». En revanche, il compte bien améliorer la communication de la part de la Ville afin de mieux rejoindre les citoyens.
« C'est sûr que le monde, depuis qu'il n'y a plus de journal, ça a changé. Le monde ne va pas sur Internet. On va s'améliorer là-dessus, faites-nous confiance », assure-t-il. Rappelant que le site de la ville vient déjà d’être amélioré, le maire compte bien trouver une solution durable pour garder les citoyens informés des actualités de Saguenay.
