Depuis plusieurs années, la rue Racine à Chicoutimi et la rue Saint-Dominique à Jonquière s’essoufflent avec la fermeture de nombreux commerces. Le maire compte renverser la tendance avant la fin de son mandat.
L’époque des bars de la rue « Saint-Do » est révolue, le commerce change et le maire en prend compte dans son plan de modernisation : « Est-ce qu'il va y avoir des fermetures de commerces, des nouveaux commerces qui vont apparaître? La réponse, c'est oui », dit-il.
Luc Boivin entend entamer cette transition en apportant des commerces de proximité et des milieux de vie « intéressants » aux citoyens des centres-villes. « On parle de bâtiment mixte commercial, résidentiel, c'est ça qu'on va voir apparaître », complète-t-il.
Miser aussi sur la périphérie
La modernisation des centres villes passe aussi par la périphérie. À Jonquière, les élus misent notamment sur Place-Centre-ville. Un appel de projet sera lancé sous peu pour potentiellement accueillir de nouveaux commerces, des restaurants ou un hôtel.
D’autres commerces ouvrent leurs portes à l’extérieur du centre-ville : la fruiterie Promo a ouvert la semaine dernière sur le boulevard Saint-François, une nouvelle épicerie Maxi va bientôt voir le jour sur le boulevard René Levesque et un Starbucks est en construction sur le boulevard Harvey.
« On serre les coudes pour que le niveau commercial avance », assure le conseiller Michel Thiffault, dans un contexte ou l’inoccupation commerciale à Saguenay diminue.
Rassurer les citoyens
Avec plus de 1000 permis de construire délivrés en un an, le maire de la ville rassure la population qui s’inquiète de voir Saguenay perdre son calme habituel. « Il y a 25 ans, on avait planifié que la ville de Saguenay allait diminuer de population. On avait prévu qu'on allait être 120 000 aujourd'hui, on est restés à 150 000 », explique-t-il. Le schéma d’urbanisme, élaboré il y a plus de deux décennies, a alors dû subir quelques changements.
Rappelant que la réalité de Saguenay est bien différente de celle des autres grandes villes, Luc Boivin s’assure de développer la métropole nordique de la bonne manière : « Pour Saguenay, je dirais qu'on a pris ce qui était bon de ce qui s'est fait ailleurs et on va l'appliquer chez nous. D'après moi, à la fin du mandat, nos résultats, on ne sera pas les pires, c'est certain », dit-il.
