L’Institut Judo Chicoutimi, situé sur le site du Cégep de Chicoutimi, soulignera bientôt son 30e anniversaire. Un souper réunissant d’anciens membres et des judokas actuels se tiendra le 29 août prochain afin de revenir sur les débuts du club et le chemin parcouru au fil des années.
Pour le directeur technique de l’Institut Judo Chicoutimi, Pierre Richer, ce qui a fait la force du club et lui a permis de continuer à accompagner la population au fil des années est sans aucun doute les membres qui ont foulé les tapis du dojo.
« Ça nous unit. Il y a des membres qui sont arrivés parce qu’ils avaient de l’intérêt pour le judo. Des groupes nous suivaient dans les compétitions et certains ont décidé par la suite de rester. D’autres ont été formés ici, puis sont restés avec nous et sont devenus entraîneurs ou assistants. On a même eu une famille complète qui avait commencé le judo. La mère est restée et le garçon a été médaillé d’argent. C’est ce qui fait que le judo peut continuer dans la région et dans l’arrondissement de Chicoutimi. C’est de voir que les gens aiment ça et qu’ils aiment redonner. »
Actuellement, l’Institut Judo Chicoutimi compte 132 élèves et le nombre d’inscriptions augmente chaque année. Les judokas sont âgés de 3 ans jusqu’à plus de 60 ans.
« Le judo est une école de vie et est l’un des rares sports qui a un code moral », ajoute M. Richer. Des valeurs telles que le respect, l’amitié, le courage, le contrôle de soi et l’honneur sont constamment travaillées avec les entraîneurs. Selon le directeur technique, chacun est en mesure de trouver son propre chemin et de retirer du positif de cette discipline.
À chacun son rythme
Le judo permet par ailleurs à ses adeptes de progresser à leur rythme, que ce soit dans une pratique récréative ou compétitive.
M. Richer veille d’abord à ce que les judokas aient du plaisir dans leur pratique et s’intéresse à ce qui les motive. Les membres apprennent les techniques de base et de combat, peuvent participer à des compétitions ou pratiquer le judo de façon récréative. Ils ont également la possibilité de se former pour devenir arbitres.
Plusieurs médaillés ont aussi été entraînés à l’Institut Judo Chicoutimi. « Nous avons eu des médaillés d’or, d’argent et de bronze. Seulement cette année, il y a trois membres de la concentration judo qui sont allés au Championnat canadien à Calgary. Un a gagné une médaille de bronze. »
Pierre Richer précise : « Les techniques sont restées les mêmes, ça, c’est officiel, mais on a vu la pratique changer avec le temps et on s’adapte. Le judo est en constante évolution, que ce soit au niveau de l’arbitrage, des formations pour les ceintures noires ou de l’uniformisation des katas. »
Un peu d’histoire
En plus des célébrations entourant le 30e anniversaire de la réouverture de l’Institut Judo Chicoutimi, son directeur technique actuel n’oublie pas les origines du club. Celui-ci a été fondé au début des années 1960 par Louis Page, originaire de France, et rouvert en 1996 par Patrick Kearney et Gilles Carré, aujourd’hui président de Judo Québec.
En 1969, l’Institut Judo Chicoutimi a été acquis par le Cégep de Chicoutimi. M. Page est alors devenu enseignant au Département d’éducation physique, poste qu’il a occupé jusqu’à sa retraite. Son départ a toutefois entraîné un certain ralentissement des activités de l’Institut.
En 1996, Gilles Carré et Patrick Kearney ont ainsi rouvert le club à la demande de M. Page, qui souhaitait voir l’Institut renaître autour de valeurs communes. Louis Page est décédé à l’âge de 80 ans. De son côté, Gilles Carré a occupé le poste de directeur technique du club jusqu’à son décès en 2017.
Pour souligner ce 30e anniversaire, un souper réunissant les anciens membres, les élèves actuels ainsi que des directeurs techniques d’autres clubs de judo sera organisé le 29 août au Club de golf de Chicoutimi. Plusieurs activités sont prévues pour l’occasion.
Les personnes qui souhaitent se joindre aux célébrations peuvent s’inscrire en consultant la page Facebook de l’Institut Judo Chicoutimi, où se trouve le lien d’inscription à l’événement.