La Municipalité de Saint-David-de-Falardeau poursuit ses efforts pour améliorer la qualité de vie de ses citoyens en s’attaquant aux insectes piqueurs.
Pendant plus de deux décennies, les citoyens ont multiplié les demandes auprès de l’administration municipale afin de trouver une solution durable à la présence envahissante de moustiques et de mouches noires, rapporte Radio-Canada. Certains citoyens soutiennent même qu’il est devenu pratiquement impossible de profiter de l’extérieur, notamment pour prendre des repas.
Afin de contrôler la présence de ces insectes, la municipalité s’est dotée d’un programme d’épandage d’insecticide biologique nécessitant plusieurs interventions au printemps et durant l’été. À ce jour, deux traitements ont été effectués par la firme GDG Environnement, et une troisième opération est prévue dans les prochaines semaines. Pour maintenir une efficacité d'au moins 80 %, ces interventions doivent être répétées annuellement.
Un tel dispositif représente toutefois un investissement important. La Municipalité consacre environ 100 000 $ par année à ce programme. Elle a d’ailleurs renouvelé son entente avec GDG Environnement pour une période de trois ans, pour un montant total de 370 000 $.
Selon la municipalité, la mise en place du programme d’épandage est largement appuyée par la population. Un sondage mené en 2025, dans le cadre d’une demande de certification auprès du gouvernement du Québec, révélait que 92 % des répondants se disaient favorables à cette initiative.
Certaines zones demeurent non-traitées
La majorité des secteurs de Saint-David-de-Falardeau bénéficie de ces traitements. Certaines zones en sont toutefois exclues, notamment le village alpin, jugé trop éloigné et abritant des refuges biologiques que le ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs souhaite préserver.
Ce dernier encadre d’ailleurs de manière stricte les interventions de ce type. Il remet les autorisations nécessaires au traitement des larves de moustiques et de mouches noires tout en imposant des critères de plus en plus rigoureux pour s'assurer que les interventions soient faites dans le respect des milieux naturels.
La population est également invitée à jouer un rôle pour contrer la prolifération d’insectes piqueurs. Les citoyens sont invités à limiter la présence d’eau stagnante autour de leur domicile et à nettoyer régulièrement leurs gouttières. Ces gestes contribuent à réduire les sites de reproduction des moustiques.