À l’approche de l’élection générale du 5 octobre, le chef du Parti Québécois (PQ), Paul St-Pierre Plamondon, a annoncé jeudi un engagement visant à encadrer les dépenses publiques dans les mois précédant un scrutin.
S’il est porté au pouvoir, le chef souverainiste promet de mettre fin à l’utilisation des fonds de l’État pour des annonces gouvernementales durant la période estivale précédant une élection générale, une pratique souvent assimilée à des « bonbons électoraux ». Le parti au gouvernement devrait plutôt reporter ses annonces pour la prochaine législature, au même titre que les autres formations politiques.
« Plus on regarde Christine Fréchette aller, plus on constate que la CAQ ne changera pas. Cette tournée électorale payée à même les fonds publics est un copier-coller de l’approche de François Legault à la veille de la dernière élection. Pourtant, ce n’est pas si compliqué de gouverner en respectant l’intelligence des gens. Je prends donc aujourd’hui l’engagement que cela cesse. », a déclaré Paul St-Pierre Plamondon.
Le chef péquiste estime qu’une telle mesure contribuerait à renforcer la confiance du public envers les institutions.
« C’est une mesure simple qui améliorera la confiance qu’on peut avoir dans la politique, question de ne pas se sentir comme de la marchandise électorale. », a ajouté le chef péquiste, critiquant au passage la gestion des finances publiques de la cheffe caquiste. « Alors que la première ministre promettait de ne pas dépasser l’enveloppe budgétaire de 250 M$ en cadeaux électoraux qui lui avait été réservée par son ministre des Finances, elle a maintenant annoncé 62 nouvelles dépenses en 100 jours, ce qui représente plus de 7,8 milliards $, dont près de 1,5 milliard uniquement cet été », a-t-il soutenu.
Rappelons que Christine Férchette s’était d’ailleurs fait « rappeler à l’ordre » par son ministre des Finances, Éric Girard, en mai dernier, deux semaines après son assermentation. Les Québécois sont « intelligents et savent compter », lui avait-il indiqué par courriel, soulignant au passage ses inquiétudes quant au nombre de nouvelles dépenses envisagées. Le ministre s’était ensuite rallié aux dépenses annoncées, citant comme raisons la hausse du coût de la vie et du prix de l’essence.