La candidate conservatrice dans le comté de Dubuc, Catherine Morissette, prend de l’avance, alors qu’elle a officiellement lancé mardi sa campagne électorale, et ce à un peu moins de quatre mois de l’élection générale au Québec.
L’équipe de l’ex-mairesse de Saint-David-de-Falardeau avait convié partisans et journalistes au Pavillon Noir de La Baie. Étaient aussi présents la députée conservatrice de Rimouski, Maïté Blanchette Vézina, le chef du Parti conservateur du Québec Éric Duhaime, ainsi que plusieurs candidats venus d’autres circonscriptions rencontrer les troupes locales.
C’est à une candidate à la voix légèrement enrouée, mais plus que satisfaite de sa soirée de lancement de campagne, à qui nous avons parlé tôt mercredi matin. Catherine Morissette nous explique d’abord pourquoi elle lance sa campagne plus tôt que la normale.
« Avec un comté à 34 000 km², le marathon va être long. C'est qu'on a commencé de bonne heure. Puis de toute manière, j'avais déjà commencé. Il ne faudrait pas me connaître pour penser que ça n’avance pas vite avec moi. Puis je veux prendre le temps d'aller rencontrer toutes les municipalités. Il y a quand même 14 municipalités. C'est un très très gros comté, et il y en a beaucoup qui ont lancé leur campagne en tout cas avec nous les conservateurs. Puis on a le vent dans les voiles présentement…pour une fois qu'on n'a pas le vent dans la face. », a-t-elle déclaré.
Une équipe
La candidate conservatrice se dit fière de son équipe, entre autres des gens qui sont venus l’appuyer mardi soir à La Baie.
« Mon chef Éric Duhaime, il a cette grande qualité d'être toujours à nos côtés quand on a quelque chose. Ça, c'est bien le fun. Puis Maïté est une fille d'équipe, rassembleuse. Elle est venue ici, elle passe l'avant-midi avec moi. On rencontre des gens toute la journée jusqu'à quatorze heures. Je trouve que c'est beaucoup de temps investi. On parle des mêmes choses, on parle de nos valeurs conservatrices, c'est le fun d'être ensemble. Puis il y avait même une gang de Beauce-Nord qui était là mardi soir, qui était parmi nous. Les gens de Montmorency sont venus aussi, de même que des filles du coin de Donnacona. Je trouve que c'est 'une belle équipe », a-t-elle souligné.
Priorités
Bien que sa plateforme électorale ne soit pas officiellement lancée, et agissant à titre de porte-parole en matière de forêts et de ressources naturelles du parti, la candidate nous parle de ce que seront ses chevaux de bataille pour la campagne.
« Dans les priorités, l'exploitation des ressources naturelles de façon responsable. J'ai aussi les ressources naturelles qui sont "dans ma cour", c'est qu'on a quand même des mines. », a-t-elle dit. « Puis on a la forêt. Il y a des gens à qui j’ai parlé, des gens des scieries, des entrepreneurs forestiers, des gens de forêt privée. Ils sont découragés. C'est une crise existentielle qui se profile. C'est dangereux pour notre industrie. Il faut faire quelque chose, puis le petit peu de la loi qui vient de passer, ça ne donne rien pour l'instant, ce sont des peccadilles. Je me suis engagée aussi à défendre l'autonomie de nos municipalités parce que je l'ai vécu : on n’est plus capable de rien faire. C'est toujours une pile de paperasse. Finalement ça n’aboutit pas. On a déjà été autonomes au Saguenay-Lac-Saint-Jean. Puis il n’est plus question de "se faire passer un GNL dans la face" comme ça s’est fait. », a-t-elle conclu.